Le président américain a assuré, mardi, que les États-Unis ne se laisseraient pas intimider par la Chine.
"Nous agirons pour protéger notre pays", a-t-il promis lors de son discours sur l'état de l'Union.
Les relations entre Washington et Pékin se sont dégradées ces derniers jours.

Si les États-Unis ne cherchent pas le conflit avec la Chine, Washington ne se laissera pas pour autant intimider par Pékin. Lors de son discours sur l'état de l'Union, prononcé mardi 7 février, le président américain Joe Biden est revenu sur les relations entre les deux pays, alors que la tension est montée d'un cran ces derniers jours après le survol du territoire américain par un ballon chinois. "Ne vous y trompez pas : comme nous l'avons clairement montré la semaine dernière, si la Chine menace notre souveraineté, nous agirons pour protéger notre pays et nous l'avons fait", a lancé Joe Biden devant les deux chambres réunies du Congrès.

La compétition, pas le conflit

L'attitude du président dans l'affaire de l'aéronef chinois avait été vivement critiquée par l'opposition républicaine, qui lui avait reproché d'avoir attendu pour abattre l'engin, signe selon elle de la "faiblesse" de son administration face à la Chine. Samedi, un ballon appartenant à Pékin, considéré par le Pentagone comme un engin espion destiné à récolter des informations sensibles, a survolé une partie du territoire américain avant d'être abattu au large des côtes de Caroline du Sud. De son côté, la Chine a affirmé qu'il s'agissait d'un aérostat civil, destiné principalement à recueillir des données météorologiques.

Dans son discours, Joe Biden a ainsi voulu redresser la barre et se montrer ferme, soulignant que les États-Unis étaient "dans la position la plus forte depuis des décennies pour concurrencer la Chine ou qui que ce soit d'autre dans le monde". Il a également assuré que "gagner la compétition avec la Chine devrait nous unir tous" tout en se disant déterminé à "travailler avec la Chine là où cela peut servir les intérêts des Américains et être bénéfique au monde entier". 

"J'ai clairement exprimé au (dirigeant chinois) Xi Jinping que nous recherchons la compétition, pas le conflit", a-t-il rappelé alors que lundi, Pékin avait estimé que les États-Unis, en abattant le ballon en question, avaient "gravement affecté et endommagé" les relations entre les deux pays. Signe des tensions, le Pentagone a révélé mardi que le gouvernement chinois avait refusé samedi la proposition américaine d'un appel téléphonique entre le chef du Pentagone Lloyd Austin et son homologue Wei Fenghe.


A.B. avec AFP

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