Midterms 2022 : la vague républicaine n'a pas eu lieu

VIDÉO - États-Unis : en campagne avec les "bébés-Trump", candidats aux élections de mi-mandat

TF1info | Reportage : Axel Monnier, Mathieu Derrien, et Julie Asher
Publié le 5 novembre 2022 à 13h10
JT Perso

Source : JT 13h WE

Les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis.
Les démocrates se battent pour conserver leur courte majorité au Congrès.
Donald Trump, de son côté, ne ménage pas ses efforts pour faire élire ses candidats.

C'est l'une des nouvelles stars du parti républicain : J. D. Vance est en campagne pour un siège de sénateur dans l'Ohio. Devant un public exclusivement blanc, il détaille son programme : interdiction de l'avortement même en cas de viol ou d'inceste, et politique d'immigration ferme. "Nous voulons une frontière sûre, parce que nous aimons nos concitoyens, notre pays ", martèle-t-il, "et que nous faisons passer l'Amérique d'abord".

Il a surtout obtenu un précieux sésame, vital pour espérer le vote de l'électorat trumpiste dans cette zone rurale : le soutien de Donald Trump lui-même. "Je suis trumpiste, et prête à voter pour toute personne que Trump soutient", confirme une dame venue assister au meeting. Et comme son mentor, J. D. Vance déteste répondre aux questions des médias, comme notre équipe en a fait l'expérience en quittant la réunion politique (voir vidéo ci-dessus).

Donald Trump soutient ou parraine 250 candidats

En tout, pour ces élections de mi-mandat, qui doivent renouveler la Chambre des représentants, un tiers du Sénat, et 36 sièges de gouverneur, Donald Trump soutient ou parraine près de 250 candidats. Tous copient son style, ses idées, et souvent aussi ses outrances. Kari Lake, par exemple, revendique son surnom "la Trump en jupons". En course pour le poste de gouverneure d'Arizona, elle fait partie des très nombreux candidats républicains qui continuent à ne pas reconnaître la victoire de Joe Biden en 2020. 

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Preuve du glissement idéologique du parti républicain, Marjorie Taylor Green, une adepte des théories du complot et autrefois marginalisée, est aujourd'hui l'une des figures centrales du parti, dont elle pourrait devenir la n°2. "Même le leader des Républicains dit que ces candidats sont de piètre qualité", nous explique le politologue Todd Belt, "mais pour Trump une seule chose compte, la loyauté"

En effet, bon nombre des profils de ces candidats suscitent la polémique. Comme celui Mark Finchem, proche d'une milice d'extrême droite, qui était présent à Washington le 6 janvier 2021, lors de l'invasion du Capitole. Ou encore Herschel Walker, un ancien footballeur, un peu affabulateur, aux discours parfois incohérents sur des sujets graves.


TF1info | Reportage : Axel Monnier, Mathieu Derrien, et Julie Asher

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