La colère ne retombe pas, quatre jours après un accident ferroviaire qui a fait 57 morts.
L'état du réseau grec est dénoncé par les familles des victimes.
Une manifestation devant le Parlement à Athènes a tourné à l'émeute.

Ce vendredi soir, la tension était extrême face au Parlement grec. Sur la place Sýntagma à Athènes, des manifestants ont même lancé des cocktails Molotov sur les policiers, comme on le voit dans le reportage de TF1 en tête de cet article, et les forces anti-émeutes ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Le rassemblement a dégénéré aux termes d'une journée d'hommages. 5.000 personnes s'étaient réunies, d'abord dans le recueillement, en mémoire des cinquante-sept personnes tuées ce mardi dans une collision frontale entre deux trains à Larissa, dans le centre du pays.

Une formation express pour l'unique chef de gare

Le chef de gare à l'origine de l'erreur d'aiguillage fatal est désormais poursuivi pour homicide par négligence, et a plaidé coupable. Mais sa formation n'avait duré que quarante jours, alors qu'il était chargé de superviser seul la ligne la plus fréquentée de Grèce. Il s'agit d'une défaillance grave, reconnue par le ministre des Transports qui a présenté sa démission sur le champ.

Depuis trois jours, les Grecs dénoncent la vétusté du réseau ferroviaire, et pointent la responsabilité de l'État ainsi que la principale compagnie du pays. L'accident met en lumière le manque d'investissement chronique depuis le grand plan de privatisation du chemin de fer. Les proches des victimes réclament réparation.


La rédaction de TF1info | Vidéo : David de Araujo, Corinne Ingold, Sophie Vignon

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