En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : Allemagne, Pologne... Ces pays qui accueillent des réfugiés

V. Fauroux - T F1 | Reportage : Sophie Chevallereau, Bixente Hacala, Quentin Danjou.
Publié le 28 février 2022 à 19h00
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le conflit en Ukraine a jeté sur les routes des milliers de réfugiés.
Plus d'un demi-million de personnes sont déjà prises en charge dans les pays limitrophes, selon le dernier recensement de l'ONU publié ce lundi.
En Pologne, le 20H de TF1 est allé à leur rencontre.

Dans un train bondé, en voiture et parfois à pied avec de maigres bagages. Depuis le début du conflit en Ukraine, des milliers de femmes et d'enfants essentiellement - les hommes en âge de se battre n'ayant pas le droit de quitter l'Ukraine - sont accueillis dans les pays limitrophes. Que ce soit la Slovaquie, la Roumanie, ou principalement la Pologne. 

"Plus de 500.000 réfugiés ont désormais fui l'Ukraine vers des pays limitrophes", a tweeté en fin de matinée ce lundi, Filippo Grandi, le Haut-Commissaire aux réfugiés de l'ONU.

Sans nulle part où aller

La Pologne, pays frontalier qui possède une grande communauté ukrainienne, a ouvert grand les bras à ces familles qui ont tout perdu. "Merci, merci la Pologne", lâche une femme, éreintée par des dizaines de kilomètres à pied sous la neige, une fois la frontière passée à Medyka. "Nous avons attendu très longtemps debout les uns derrière les autres. Ça a été très dur pour tout le monde", poursuit-elle dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article. 

Pour certains, c'est le soulagement des retrouvailles, tandis que pour d'autres Ukrainiens, l'attente est interminable. Ils guettent leurs proches. Erina est venue des États-Unis pour accueillir sa mère et son frère qu'elle géolocalise avec son téléphone. "Ce matin, ils étaient à 15 km, maintenant à 5 km à peu près. Je suis déjà un peu soulagée, car je pense qu'ils sont moins en danger maintenant", dit-elle.

Mais beaucoup de réfugiés arrivent sans aucun contact et sans nulle part où aller. Ces exilés ont été forcés de tout laisser derrière eux. "C'est tout ce qu'on a, quelques sacs, explique une jeune femme. On est parti dans l'urgence. On n'avait pas d'autres choix", poursuit-elle. "Mon mari est resté en Ukraine pour protéger notre région avec les autres hommes. Pour l'instant, il va bien", tente-t-elle de se rassurer. 

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À Przemysl, un camp a été monté dimanche 27 février pour faire face à cet afflux de réfugiés. Des dizaines de bénévoles y proposent leur aide : un trajet en voiture ou encore un hébergement. Selon une responsable, "heure après heure, il y a de plus en plus de monde qui arrive sur place. Ils viennent chercher de la nourriture. On leur prépare à manger. Personne ne s'attendait à ça", raconte-t-elle. Ce camp n'est qu'un point de passage. Pour ceux qui y arrivent, l'urgence est désormais de trouver un lieu où passer la nuit.


V. Fauroux - T F1 | Reportage : Sophie Chevallereau, Bixente Hacala, Quentin Danjou.

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