Guerre en Ukraine : pour les civils, la fuite ou le chaos

Guerre en Ukraine : à Irpin, le système D d'une ville assiégée

Benoit Leroy | Vidéo : François-Xavier Ménage, Stefan Iorgolescu et Frédéric Petit
Publié le 14 mars 2022 à 8h00
JT Perso

Source : JT 20h WE

À proximité de Kiev, Irpin est cernée par les forces russes depuis près de dix jours.
La nourriture et l'énergie commencent à se faire rare dans la ville.
Certains habitants mettent en place des systèmes de fortune afin d'apporter des vivres.

En proie aux tirs d'artilleries et aux bombardements, la ville d'Irpin est assiégée par les forces russes depuis le 6 mars dernier. À cause des affrontements, les habitants doivent faire sans électricité, ni eau courante. Le tout alors que les températures peinent à dépasser les 10°C en journée en cette saison hivernale. 

Yebgini, qui réside dans cette banlieue du nord-est de Kiev, a dû fabriquer son propre refuge. Seul "confort" dans cette pièce spartiate, une ampoule alimentée grâce à une batterie de voiture. "Ils bombardent le matin, puis ça s'arrête et ça reprend le soir", explique-t-il, exaspéré. Pour autant, sa détermination reste entière. "Je resterai ici aussi longtemps que je le peux", maintient l'homme.

Dans la ville, des snipers russes se sont infiltrés. Les soldats ukrainiens avancent donc mètres par mètres, pour sécuriser les rues. Une situation explosive qui n'empêche pas les riverains d'aller se ravitailler en eau en traversant la ville. Une scène qui se reproduit un peu partout dans le pays. À Marioupol, les civils doivent faire parfois plusieurs kilomètres pour rallier des points d'eau et remplir quelques bidons.

Une situation humanitaire qui se dégrade

Dans ce contexte, quelques volontaires s'organisent pour donner de la nourriture à ceux qui n'en ont plus depuis près d'une dizaine de jours. La plupart des ponts reliant Irpin à Kiev ont aujourd'hui été détruits. Résultat, pour acheminer les denrées alimentaires, les habitants doivent utiliser les moyens du bord et des chariots de course tractés par des cordes. "C'est dangereux à chaque fois, lorsqu'il y a des bombardements, on est obligés de se jeter par terre et attendre. Chaque jour, on peut y passer", explique l'un d'eux au micro de TF1. 

Lire aussi

Après 17 journées de combats, la situation humanitaire se dégrade de plus en plus. Le 5 mars dernier déjà, l'ONG Médecins Sans Frontières qualifiait celle-ci de "catastrophique", notamment à Marioupol. Ce dimanche 13 mars, la Croix-Rouge a dit craindre "le scénario du pire", alors que plusieurs milliers de civils ont été tués dans les affrontements.


Benoit Leroy | Vidéo : François-Xavier Ménage, Stefan Iorgolescu et Frédéric Petit

Tout
TF1 Info