En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

VIDÉO - Ukraine : des lions et des tigres sauvés des bombardements

La rédaction de TF1info | Reportage D. Piereschi, S. Deshaies, V. Belgrand-Barbier
Publié le 12 mars 2022 à 9h43
JT Perso

Source : JT 20h WE

Plusieurs animaux, dont des lions et des tigres, ont été sauvés et évacués vers l'ouest de l'Europe.
Les fauves étaient particulièrement marqués par les bombardements.
Notamment parce qu'ils refusaient de s'alimenter.

Eux aussi subissent les horreurs de la guerre en Ukraine. Six lions, six tigres, deux autres félins et un chien sauvage ont été évacués du pays et sont arrivés dans des refuges pour animaux situés dans l'ouest de l'Europe, ont indiqué les associations qui les ont recueillis.

Auparavant, les animaux étaient arrivés, la semaine dernière, dans un parc zoologique situé en Pologne, en provenance d'un refuge pour animaux des environs de Kiev, après un périple de deux jours en contournant les zones de guerre. Par la suite, quatre lions et un chien sauvage ont été recueillis mercredi 9 mars à Alicante, dans l'est de l'Espagne, par un centre géré par l'association néerlandaise de protection des animaux Animal advocacy and protection (AAP), a indiqué cette organisation dans un communiqué.

"La plupart d'entre eux sont arrivés en malnutrition"

"Les chauffeurs nous ont dit qu’ils ont été arrêtés à plusieurs check-points, qu’ils ont eu des armes à feu braquées sur eux. Ils ont dû faire un détour, bloqués par des routes coupées", détaille Pablo Delgado, de l'AAP, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. 

D’après les vétérinaires, les sens aiguisés des lions jouaient contre eux en Ukraine : leur ouïe surdéveloppée, notamment, amplifiait le bruit des bombes. Alors, il n’y avait guère que les sédatifs pour leur offrir un peu de répit. Les nourrir aussi était un problème, car beaucoup avaient perdu l’appétit. La pesée des lions, à l’arrivée en Espagne, a très vite confirmé leurs problèmes de santé. "La plupart d'entre eux sont arrivés en malnutrition. Nous pouvons voir qu'au moins deux d'entre eux ont un cas assez grave de rachitisme", poursuit Pablo Delgado. 

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Les animaux sont désormais en sécurité, contrairement à d'autres : à Kiev, des soigneurs sont restés au péril de leur vie, certains pour dormir près d'un éléphant et le rassurer. D’autres auprès de Tony, un gorille de 47 ans, trop vieux pour supporter le transfert et qui est totalement désorienté sans ses visiteurs, nous dit le zoo.


La rédaction de TF1info | Reportage D. Piereschi, S. Deshaies, V. Belgrand-Barbier

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