Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

VIDÉO - "On cherche ceux qui espionnent pour la Russie" : en patrouille avec les policiers de Kharkiv

Dylan Veerasamy | Reportage B.Christal, G. Aguerre, E. Fourny
Publié le 3 mai 2022 à 11h02
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Kharkiv continue d'être pilonnée jour et nuit par l'artillerie russe.
Et pourtant, sous les bombes et les missiles, la vie continue.
La police ukrainienne remplit toujours sa mission, exercice très périlleux si près de la ligne de front.

À Kharkiv, en temps de guerre, rouler à 120km/h en centre-ville est parfois une nécessité. "On est sur un pont. C'est dangereux parce que les Russes peuvent le bombarder à tout moment", explique l'un des policiers au 20H de TF1, dans le reportage en tête de cet article. Durant la guerre, il est interdit de sortir de 6h du soir à 7h du matin à Kharkiv. Pour la police, ceux qui violent le couvre-feu sont des suspects. "On cherche ceux qui espionnent au profit de la Russie. Ceux qui pourraient leur dire où sont les derniers civils ou bien les renseigner sur nos positions militaires et sur les check-points", a-t-il indiqué.

La patrouille vient de repérer un homme assis sur le bas-côté. Il est au téléphone, ce qui le rend encore plus suspect aux yeux des policiers. Il semble alcoolisé et n'a aucune raison d'être là. Son sac est fouillé, mais surtout le contenu de son téléphone, qui intéresse la police. "On vérifie s'il est en contact avec des réseaux pro-russes et s'il a pris des photos de position militaire sensible en Ukraine", précise l'agent. Malgré ses protestations, le suspect est vite emmené au poste de police par une autre équipe venue en renfort. La police de Kharkiv dit avoir identifié 200 espions potentiels depuis le début de la guerre.

Les policiers présents pour maintenir l'ordre

L'administration ne s'est pas effondrée. Elle est toujours en capacité de venir en aide à la population. En revenant le lendemain au même endroit, nous découvrons la banlieue nord de Kharkiv après plus de deux mois de bombardements. Des centaines d'habitations sont incendiées ou éventrées. Tous les commerces sont fermés. Il ne reste ici que des personnes âgées isolées. La police leur donne de quoi survivre. “Que Dieu vous bénisse, vous nous sauvez la vie”, dit une femme âgée aux policiers venus lui délivrer de la nourriture. Aucune organisation humanitaire ne s'aventure dans ces quartiers bombardés quotidiennement.

Lire aussi

Les policiers sont en état d’alerte maximale sur le terrain. Armés de kalachnikov, ils sont prêts à tirer en cas de nécessité. Une pression grandissante alors que les troupes russes sont à proximité de Kharkiv. L’armée et la police ukrainienne sont en étroite collaboration depuis plusieurs semaines afin de maintenir la sécurité et d'éviter les pillages. Alors que l'armée russe recule, certains espèrent un retour des habitants à Kharkiv.


Dylan Veerasamy | Reportage B.Christal, G. Aguerre, E. Fourny

Tout
TF1 Info