VIDÉO - "Vous ne pouvez pas imaginer" : le récit des réfugiés de l'usine Azovstal, à Marioupol

par La rédaction de TF1info | Reportage H. Dreyfus, S. Riou
Publié le 4 mai 2022 à 12h19

Source : JT 20h Semaine

La Russie a lancé, mardi, une offensive contre l'usine Azovstal.
Une mission d'évacuation avait eu lieu la veille.
Certains des 101 civils sortis de cet enfer se confiés à notre caméra.

Marioupol, mardi 3 mai. Des bombardements incessants s'abattent sur l'usine d'Azovstal depuis le début de la journée. La dernière poche de résistance de l'armée ukrainienne dans la ville se cache à l'intérieur. Depuis plus de deux mois, cette ville du Sud-Est, assiégée, est pilonnée par les forces pro-russes.

Selon l'ONU, une centaine d'Ukrainiens a pu quitter la ville, lundi. Sur les images que présente le 20H de TF1 en tête de cet article, on voit ces réfugiés épuisés et traumatisés, arrivant plus au nord, à Zaporijia. Mariya, 8 ans, était bloquée dans l'usine depuis deux mois avec son père et sa grand-mère. "Là où j'étais, c'était très très grand. Il y avait beaucoup de personnes âgées et 17 enfants. Et petit à petit, on a commencé à manquer de nourriture. On ne mangeait plus que des pâtes instantanées", confie la petite fille.

Plongés dans l'obscurité, vivants dans des conditions sanitaires déplorables, tous racontent l'enfer qu'ils ont vécu. "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est effrayant de vivre dans un abri, dans un sous-sol mouillé et humide, qui rebondit, tremble. Quand nous avons pu sortir, j'ai vu le soleil pour la seconde fois en deux mois", nous lance l'une de ces évacués, Yelena Tsybulchenko. 

Les Russes, quant à eux, accusent le régiment Azov, qui défend le site, d'avoir profité du cessez-le-feu, lundi, pour sortir de l'usine et lancer une contre-attaque.


La rédaction de TF1info | Reportage H. Dreyfus, S. Riou

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