Guerre en Ukraine : TF1 et LCI sur le terrain

VIDÉO - Guerre en Ukraine : LCI aux côtés des rescapés du bombardement de Kryvyi Rih

par I.N
Publié le 17 juin 2023 à 9h53

Source : TF1 Info

En début de semaine, un bombardement sur un immeuble d'habitation de la région de Dnipropetrovsk a tué quatre Ukrainiens.
Les survivants sont toujours sous le choc, et certains d'entre eux ressentent "l'envie de se venger".
LCI a rencontré plusieurs d'entre eux.

Une nouvelle frappe mortelle. Mardi 13 juin, avant l'aube, un missile russe a frappé un immeuble d'habitation à Kryvyi Rih, dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, au centre-est du pays. Le bilan est lourd : en plus des 25 blessés, quatre personnes ont été tuées. Parmi elles, David et Xenia, un jeune couple de 22 ans, deux habitants du rez-de-chaussée. La frappe s'est écrasée à quelques centimètres de leur fenêtre.

L'immeuble en flammes après l'explosion

"Le lit était par là, on a retrouvé deux corps, deux jeunes époux de 22 ans", montre à LCI un pompier arrivé sur les lieux (voir vidéo en tête de cet article). Du côté des rescapés, le choc est encore vif. Tous ont dû s'extraire de l'enfer des flammes. Une femme a ainsi été prise au piège de son appartement. "Ma mère a appelé à l'aide", raconte son fils, au bord des larmes. "Un jeune homme l'a sauvée." 

D'autres jeunes sont venus aider les survivants... et préparer les adolescents au combat. "Je ne veux pas que mon neveu se réveille toutes les nuits à cause des alarmes aériennes", explique Danylo, volontaire de l'association Centuria, politiquement classée très à droite. "Je veux que cela change. Un seul homme ne peut rien faire, mais ensemble, on peut changer notre pays." "Quand on voit mourir nos soldats et des civils, on ne ressent pas de peur", poursuit Nazar. "Juste de la haine et l'envie de se venger."

L'envie de se venger n'anime toutefois pas l'ensemble des rescapés. Sonnés par le choc, certains espèrent avant tout reprendre le cours de leur vie. "Je remercie Dieu... et l'univers d'être encore en vie", témoigne Olena Bakoun, victime de la frappe de missile. "Si je suis encore là, c'est que quelqu'un a besoin de moi ici, aujourd'hui et demain."


I.N

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