VIDÉO - Guerre en Ukraine : Poutine "devrait être ici", lance Zelensky devant la cour pénale internationale

par F.S.
Publié le 4 mai 2023 à 12h31, mis à jour le 4 mai 2023 à 14h55

Source : TF1 Info

Volodymyr Zelensky s'est rendu à La Haye ce jeudi.
Devant la Cour pénale internationale, le président ukrainien a prononcé un discours sur la paix et la justice pour l'Ukraine.
Il a réclamé que Vladimir Poutine soit jugé devant un tribunal spécial pour le crime d'agression.

Il n'y aura "pas de paix sans justice pour l'Ukraine". Le titre du discours prononcé ce jeudi 4 mai par Volodymyr Zelensky à La Haye résume parfaitement son propos. Lors de sa visite inopinée devant la Cour pénale internationale, le président ukrainien s'est montré particulièrement ferme à l'encontre de Vladimir Poutine et de l'invasion russe, demandant à ce que le chef d'État russe soit "poursuivi" devant un tribunal spécial pour le crime d'agression.

Pas de justice en "demi-teinte"

En introduction de son discours, le président ukrainien a lancé qu'il souhaitait "qu'un autre Vladimir soit présent aujourd'hui à La Haye", ironisant sur la ressemblance entre son prénom et celui de son homologue russe. Une pointe d'humour qui tranche radicalement avec la suite du propos du chef de guerre. "Il devrait être ici, car il mérite d'être poursuivi pour ses actes criminels dans la capitale du droit international", a-t-il lancé. Vêtu de ses vêtements verts habituels, il a ajouté, confiant : "Et je ne doute pas que cela se produira quand nous gagnerons. Parce que nous allons gagner."

Devant la juridiction pénale internationale, qui enquête sur des crimes de guerre présumés de l'armée russe en Ukraine et a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine, Zelensky a surtout appelé à ne rien laisser passer. Parce qu'à ses yeux, "le sentiment d'impunité est la clé même de toute agression". "Celui qui a déclaré la guerre a cru qu'il n'aurait pas à répondre de ce qu'il a fait", a souligné le président ukrainien. "Il faut détruire l'origine de l'agression pour y mette fin", a-t-il martelé, appelant même les "forces armées à intervenir pour obtenir ce résultat", bien que la CPI n'ait pas le pouvoir de juger des crimes d'agression contre la Russie, qui n'est pas signataire du Statut de Rome. 

Une position particulièrement ferme, qu'il a répété à de nombreuses reprises. Devant des diplomates et d'autres responsables, il a refusé une justice "en demi-teinte" ou "hybride". Une étape nécessaire pour obtenir "une véritable paix, fiable, qui s'appuie sur des valeurs universelles". Avant de rappeler un triste chiffre : 6139. "C'est le nombre de crimes de guerre commis par l'occupant russe en avril seulement." Une minute de silence a ensuite été observée "en mémoire de toutes ces personnes victimes de la Russie".


F.S.

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