D'après une estimation des Nations Unies, 56 à 60% des morts dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre sont des femmes et des enfants.
Une analyse fustigée par Israël, qui dénonce des calculs basés sur "de fausses données d'une organisation terroriste".

Les chiffres des morts de Gaza se précisent. D'après une estimation de l'Organisation des Nations unies (ONU) publiée mardi 14 mai, les Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre sont à 56-60%, voire plus, des femmes et des enfants. Pour parvenir à ce calcul, les agences onusiennes se sont basées sur les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.

Mais ces derniers sont contestés, y compris par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Ces derniers jours, le chef du gouvernement a estimé que la guerre avait fait autour de 30.000 morts (contre 35.000 pour le mouvement islamiste palestinien), dont environ 16.000 civils. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Israël Katz, a de son côté reproché aux Nations unies de donner foi et crédit aux statistiques du ministère de la Santé du Hamas. "Quiconque a recours à de fausses données d'une organisation terroriste pour promouvoir des accusations de meurtre rituel contre Israël est antisémite et soutient le terrorisme", a-t-il fustigé.

25.000 morts identifiés

Les agences onusiennes, elles, font valoir que ces données sont les seules disponibles et qu'elles se sont révélées relativement exactes et précises au cours des guerres entre Israël et la bande de Gaza depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007. "Nous parlons d'une estimation d'environ 35.000 morts", a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Parmi eux, "25.000 ont été identifiés" par le ministère, il s'agit de "données factuelles", auxquelles s'ajoutent "10.000 [morts] non identifiés selon une estimation répondant à une certaine logique". "Sur les 25.000 identifiés, si vous regardez les chiffres [du ministère], il y avait 40% d'hommes, 20% de femmes, 32% d'enfants et [...] 8% de personnes âgées", a-t-il ajouté. En considérant que les personnes âgées se répartissent à parts égales entre hommes et femmes, on obtient une répartition de 44% d'hommes, 24% de femmes et 32% d'enfants, soit "56% de femmes et enfants", applicable à l'estimation de 35.000 morts, a expliqué en substance le porte-parole.

Mais pour les personnes non encore identifiées, compte tenu du fait que dans les ruines des habitations détruites, "il y a une forte probabilité de trouver plutôt des femmes et des enfants parce que ce sont typiquement ceux qui restent à la maison", a-t-il poursuivi. Ce qui donne, "sur la base d'une projection statistique minimale, 60% de femmes et enfants" tués.


I.N avec l'AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info