Bombardée à un niveau inédit depuis le 7 octobre par l’armée israélienne, la bande de Gaza est victime d'un blackout depuis le début de soirée du vendredi 27 octobre.
Les ONG et l’ONU s’inquiètent pour la population et leurs équipes sur place, qui ne peuvent donner de nouvelles.

Alors que Gaza est bombardée depuis la soirée du vendredi 27 octobre, à un niveau inédit depuis le début de la guerre, tous les contacts avec la population ont été perdus. Une situation qui provoque l'inquiétude des ONG. "Nous avons perdu le contact avec nos collègues de Gaza", a prévenu Catherine Russel, la directrice de l'Unicef, qui s'est dit "extrêmement préoccupée par leur sécurité et par une autre nuit d'horreur indescriptible pour 1 million d'enfants à Gaza". 

Des violations masquées par les coupures

Amnesty International et le Croissant rouge palestinien n’ont plus de contact avec leurs équipes à Gaza. "Cette coupure des communications signifie qu'il sera encore plus difficile d'obtenir des informations et des preuves essentielles sur les violations des droits humains et les crimes de guerre commis contre les civils palestiniens à Gaza", a indiqué Amnesty, qui a publié il y a quelques jours un rapport sur des potentiels crimes de guerre de l’armée israélienne dans l’enclave palestinienne. 

Human Rights Watch redoute aussi que la coupure des communications puisse "servir de couverture à des atrocités de masse et contribuer à l'impunité des violations des droits humains". Ayant également "perdu le contact avec certains de (ses) collègues palestiniens sur le terrain", Médecins sans Frontières France appelle "l'armée israélienne à une protection sans équivoque de tous les hôpitaux, du personnel médical et des civils dans toute la bande de Gaza". 

Sans nouvelles non plus du personnel de l'OMS à Gaza, Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est dit "inquiet" pour "leur sécurité". "Les informations faisant état de bombardements intenses à Gaza sont extrêmement inquiétantes. L'évacuation des patients n'est pas possible dans de telles circonstances, ni la recherche d'un abri sûr. La panne d'électricité empêche également les ambulances d'atteindre les blessés", a souligné le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé.

Par ailleurs, la plupart des comptes Twitter et des chaines Telegram diffusant des images de Gaza indiquent ce samedi matin ne pas pouvoir fournir d'éléments depuis l'enclave, soumise au blackout. "Pas de son ni d'image. Cela fait 12 heures que les communications et l'Internet sont complètement coupés dans la bande de Gaza", peut-on lire sur la chaine "Gaza Now".

Gaza serait même proche d'une panne d'Internet quasi-totale. La connexion Internet de Gaza est tombée à son plus bas niveau depuis le 7 octobre, selon l'organisme de surveillance Internet NetBlocks, cité par CNN. Le dernier opérateur Internet majeur de la région, Paltel, aurait subi des dommages sur ses routes internationales. 


C.Q

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