Hommage aux victimes du Hamas : qui sont les trois otages français toujours détenus à Gaza ?

par T.A.
Publié le 6 février 2024 à 19h04

Source : TF1 Info

Un hommage sera rendu mercredi à Paris aux victimes françaises des attaques du Hamas, le 7 octobre dernier en Israël.
Trois ressortissants français sont toujours otages du mouvement islamiste dans la bande de Gaza : Ohad Yahalomi, Ofer Kalderon et Orión Hernández Radoux.
Mi-janvier, Emmanuel Macron avait promis de "tout faire" pour les libérer au plus vite.

Leurs familles continuent d'espérer leur libération. Parmi les 132 otages toujours aux mains du Hamas depuis l'attaque du mouvement islamiste sur le sol hébreu le 7 octobre dernier, trois Français sont toujours détenus à Gaza. Ohad Yahalomi, Ofer Kalderon et Orión Hernández-Radoux ont été enlevés il y a plus de 120 jours. Mi-janvier, le président Emmanuel Macron a promis de "tout faire" pour obtenir la libération des trois hommes. "Nous nous battons pied à pied avec les autorités israéliennes, avec le Qatar, qui a un rôle décisif en la matière, avec plusieurs autres collègues pour les libérer", a ainsi déclaré le président de la République lors de sa conférence de presse à l'Élysée. 

Mercredi, le chef de l'État va rendre un hommage aux 42 Français tués lors de ses attaques il y a quatre mois. Les familles des derniers otages français seront également présentes lors de cette cérémonie. Qui sont leurs trois proches toujours aujourd'hui disparus ? TF1info vous en dresse les portraits.

Ohad Yahalomi, 49 ans

Ohad Yahalomi a été enlevé le 7 octobre, lors de l'attaque du kibboutz de Nir Oz par le Hamas. Son fils Eitan, 12 ans, a aussi été kidnappé, avant d'être finalement libéré fin novembre. Selon sa famille, le père de famille aurait été blessé par balle à la jambe lors de son enlèvement. Son épouse, Bat Sheva, avait également été capturée dans un premier temps. 

Mais elle a finalement réussi à s'enfuir en compagnie de ses deux filles, après que le convoi dans lequel elles étaient emmenées par les terroristes ait croisé la route de deux chars israéliens. "La dernière chose que la famille a vue, c’est Ohad se faire tirer dessus devant la maison, avait raconté la cousine de l'homme de 49 ans dans Le Parisien en novembre. Depuis, plus rien." Cet éducateur n'a plus donné signe de vie depuis son enlèvement. 

Ofer Kalderon, 53 ans

Ofer Kalderon, 53 ans, habitait aussi le kibboutz de Nir Oz, à l'ouest d'Israël, attaqué par le Hamas le 7 octobre. Menuisier et père de quatre enfants, ce franco-israélien se trouve ce jour-là dans une maison du quartier, avec son fils Erez, 12 ans et sa fille Sahar, 16 ans. Son épouse Hadas et ses deux autres enfants, réfugiés dans d'autres zones du quartier ou absents lors de l'attentat, ont échappé au kidnapping. Comme elle l'a indiqué au Monde, le 7 octobre, elle a reçu un dernier message de son mari : "on est cachés dans un buisson, on a sauté par la fenêtre". Ils sont tous les trois enlevés. 

Erez et Sahar sont finalement libérés fin novembre, en même temps qu'Eitan Yahalomi, l'autre jeune Français capturé par le Hamas dans ce kibboutz. Leur père, lui, n'a toujours pas été retrouvé. "C’est un bon père, aimant et proche de ses enfants, avait confié sa femme Hadas au Parisien en octobre. Il leur transmet de très bonnes valeurs, notamment humaines." Après sa libération, une ancienne otage israélienne, Yocheved Lifshitz, 85 ans, a confié être certaine d'avoir croisé Ofer Kalderon lors de sa détention. "C'étaient les premiers jours, il était vivant", avait assuré la fille de cette dame, dans une interview à RTL. 

Orión Hernández-Radoux, 32 ans

Orión Hernández-Radoux est le plus jeune des trois otages français toujours aux mains du Hamas. Âgé de 32 ans, il faisait la fête au festival Tribe of Nova, dont de nombreux participants ont été tués ou kidnappés lors de l'attaque du 7 octobre. Ce franco-mexicain, père d'une enfant, s'était rendu à cet événement en compagnie de sa petite amie, Shani Louk, assassinée lors de l'attentat. Depuis, la famille d'Orión Hernández-Radoux continue d'alerter sur la situation du jeune homme. Sa mère, Marie-Pascale Radoux, appelait début décembre à "un cessez-le-feu, ou au moins une trêve, pour pouvoir libérer les otages".

"Et je demande aussi au Hamas de prendre soin de mon fils, parce qu'il avait des fragilités physiques", avait alors ajouté cette femme de 62 ans, qui habite en France. Depuis son enlèvement, des amis d'Orión ont reçu un appel du Hamas "pour dire qu’il allait bien, qu’on ne s’inquiète pas, qu’il était avec eux et qu’ils ne le maltraiteraient pas". Plus tôt, sa famille avait aussi reçu des SMS rédigés en arabe à la gloire du mouvement islamiste, envoyés depuis le téléphone portable du jeune homme.


T.A.

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