Otages à Gaza : Israël menace de poursuivre son offensive pendant le ramadan

par C.D
Publié le 20 février 2024 à 7h58

Source : TF1 Info

Les combats se poursuivent dans la bande de Gaza.
Israël a menacé de continuer son offensive pendant la période du ramadan, si des otages ne sont pas libérés d'ici là.
Et ce, aussi à Rafah, où se trouvent près d'un million de civils Palestiniens.

Les espoirs de trêve s'amenuisent à l'approche du ramadan... La communauté internationale s'inquiète d'une possible offensive terrestre à Rafah, ville adossée à la frontière fermée avec l'Égypte, devenue un gigantesque campement abritant 1,4 million de personnes, selon l'ONU. Ville où l'eau potable et la nourriture manquent cruellement. 

Vingt-six des 27 pays de l'Union Européenne ont réclamé, ce lundi 19 février, une "pause humanitaire immédiate" et demandé à Israël de ne pas lancer d'action militaire à Rafah.

Après avoir progressé depuis le nord du territoire, les soldats israéliens se trouvent désormais non loin de Rafah, où Israël a annoncé préparer une offensive terrestre. Le Premier ministre Israélien, Benyamin Netanyahou a qualifié la ville de "dernier bastion" du Hamas et s'est dit déterminé à poursuivre l'offensive "jusqu'à la victoire complète" et la libération des otages. Selon Israël, 130 otages sont encore détenus à Gaza, dont 30 seraient morts, sur environ 250 personnes enlevées le 7 octobre. Une trêve fin novembre avait permis la libération de 105 otages et de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

"Si d'ici au ramadan, nos otages ne sont pas à la maison, les combats vont continuer partout, y compris dans la région de Rafah", a averti dimanche Benny Gantz, membre du cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou. "Le Hamas a le choix. Ils peuvent se rendre, libérer les otages et les civils de Gaza pourront ainsi célébrer la fête du ramadan", a rajouté Benny Gantz concernant le mois de jeûne musulman qui commence cette année autour du 10 mars.

Selon lui, une offensive à Rafah se ferait dans le cadre d'un dialogue avec les "partenaires américains et égyptiens", "en facilitant l'évacuation des civils" pour "minimiser (...) autant que possible" le nombre de victimes civiles.

Benyamin Netanyahou avait de son côté, assuré que l'armée permettrait aux civils "de quitter les zones de combat" avant l'assaut, sans dire vers quelle destination. L'Égypte a quant à elle, rejeté tout "déplacement forcé" des Palestiniens vers son territoire.


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