Invasion russe en Ukraine : Poutine refuse de céder

VIDÉO - Guerre en Ukraine : les premières images à l'intérieur du théâtre dévasté de Marioupol

Yohan ROBLIN
Publié le 29 mars 2022 à 8h35, mis à jour le 29 mars 2022 à 9h00
JT Perso

Source : TF1 Info

Une vidéo dévoile l'intérieur du théâtre de Marioupol, ciblé par les frappes russes, le 16 mars dernier.
Le bâtiment, qui abritait des centaines de civils, est éventré, les murs noircis et criblés d'impacts de balles.
Selon les autorités ukrainiennes, au moins 300 personnes ont péri dans ce bombardement.

L'effroi et la désolation. Le 16 mars dernier, Moscou a bombardé le théâtre de Marioupol, ville portuaire dans le sud de l'Ukraine, où s'étaient réfugiés des centaines d'habitants. Un pilonnage perpétré, selon Kiev, sans tenir compte du message "Diéti" ("Enfants", en russe) peint au sol en lettres géantes à côté du site culturel régional de Donetsk, qui servait d'abri. Trois jours après l'attaque, le 19 mars, la société d'imagerie spatiale, Maxar Technologies, a fourni une série de clichés avant/après, montrant le bâtiment en ruines, éventré par les frappes russes. 

Plus de dix jours après le bombardement, le sort du "millier" de civils, hommes, femmes et enfants, qui y avaient trouvé refuge, selon les autorités ukrainiennes, demeure incertain, en raison des pilonnages incessants et de l'isolement de la ville de Marioupol, coupée du monde. Hormis les secours, qui ont pu sauver 130 personnes, personne n'avait réussi à s'approcher des décombres du théâtre dramatique pour rendre compte de la gravité de la situation.

Une caméra embarquée dans les ruines

Une vidéo sidérante, diffusée par la télévision russe, dévoile les premières images à proximité du bâtiment, permettant ainsi de se faire une idée plus précise de la violence de l'attaque dont l'Ukraine fait porter la responsabilité sur l'armée russe. On y voit, filmé en caméra embarquée, l'intérieur du théâtre détruit, dévasté, réduit en un amas de gravats. Les murs, noircis par les flammes, sont criblés de plusieurs centaines d'impacts de balles. Au sol, il ne reste que des débris calcinés du mobilier, autrefois faste du lieu. 

"Notre ville n'existe plus. Cette ville n'est plus habitable", a déploré, lundi 28 mars sur LCI, le maire adjoint de Marioupol, Petro Andriyouchenko, qui a fait état d'un bilan non définitif de "plus de 300 morts" dans le bombardement du théâtre dramatique.


Yohan ROBLIN

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