Ukraine : onze mois de guerre

Un coup d'État contre Vladimir Poutine, paranoïa ou hypothèse crédible ?

TD
Publié le 5 décembre 2022 à 9h46
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Un média russe évoque les craintes du service de la protection du Kremlin pour la sécurité de Vladimir Poutine.
Un coup d’État serait redouté du côté de Moscou, allant jusqu'à développer une forme de paranoïa.
Invité de la matinale de LCI, l'historien et essayiste Jean-François Colosimo peine à envisager un tel scénario.

Méconnu en France, le FSO est le service russe en charge de la protection des personnalités, et doit notamment assurer la sécurité du Kremlin et de Vladimir Poutine. Une instance qui serait aujourd'hui en proie à de vives inquiétudes, si l'on en croit le réputé journaliste Serguei Kanev. Pour le site russe The Insider, il raconte la forme de paranoïa qui habite désormais le FSO, sur fond de crainte d'un coup d'État contre le pouvoir à Moscou et contre Poutine en particulier.

Un organisme qui "tient véritablement le pouvoir"

Qu'en pensent les experts ? Invité d'Adrien Gindre ce lundi dans la matinale de LCI, l'historien et essayiste Jean-François Colosimo a partagé une forme de scepticisme quant à cette évantualité. "Je ne crois pas que Vladimir Poutine court le risque d'un putsch, pas pour l'instant en tout cas", a-t-il glissé. "Précisément parce que cet organisme", le FSO, "existe et tient véritablement le pouvoir." Il rappelle qu'il s'agit d'un "service de protection du Kremlin, donc du président russe" et le décrit comme "tentaculaire, qui travaille hors de tout contrôle judiciaire, peut procéder à des interpellations, à des arrestations, à des interrogatoires..."

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Jean-François Colosimo souligne que le FSO dispose d'un pouvoir et d'une influence sans pareille, disposant "de correspondants dans tout ce qui fait la Russie d'aujourd'hui : les services secrets, l'armée, les administrations, les services de communication, les universités..." Au total, c'est "à peu près 50.000 personnes", décrit l'historien, "qui travaillent pour ce service et s'assurent que le régime ne chute pas". Nous nous trouvons selon ses mots "dans une vieille tradition russe", qui remonte à "Ivan le terrible au XVIe siècle". Une époque où le dirigeant pouvait déjà compter sur sa propre garde personnelle.


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