Volodymyr Zelensky a appelé, samedi 19 mars, Moscou à se "réunir" pour discuter sérieusement de paix.
Faute de quoi les conséquences pour la Russie se feront ressentir sur plusieurs générations.
Un appel lancé dans une nouvelle vidéo du président ukrainien, filmé dans une rue déserte de Kiev.

Il est "temps" de discuter "de paix et de sécurité". C'est l'appel lancé à Moscou par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans une vidéo filmée de nuit dans une rue déserte et publiée sur Facebook, samedi 19 mars. "Des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l'Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs", a-t-il plaidé. "Il est temps de nous réunir. Il est temps de discuter. Il est temps de restaurer l'intégrité territoriale et la justice pour l'Ukraine. (...) Autrement, les pertes pour la Russie seront telles qu'il faudra plusieurs générations pour qu'elle s'en remette".

Une réponse indirecte à son homologue russe, Vladimir Poutine, qui a accusé l'Ukraine de "faire traîner" les pourparlers sur le conflit, lors d'un entretien téléphonique avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, vendredi 18 mars. "Il a été noté que le régime de Kiev cherche par tous les moyens à faire traîner le processus de négociations, en avançant de nouvelles propositions pas réalistes", avait indiqué le Kremlin dans un communiqué, résumant les principaux éléments de cet échange. 

Où en sont les négociations entre Kiev et Moscou ?

Plusieurs rounds de tractations entre Kiev et Moscou se sont déroulés en présentiel et par visioconférence depuis l'invasion russe lancée le 24 février. Le dernier en date, le quatrième, s'est ouvert lundi au niveau de délégations négociant à distance.

Le chef de la délégation russe a annoncé, vendredi 18 mars, avoir constaté un "rapprochement" des positions sur la question d'un statut neutre de l'Ukraine - à l'instar de ce qui existe pour la Suède et l'Autriche - et des progrès sur celle de la démilitarisation du pays. "Le sujet du statut de neutralité de l'Ukraine et de sa non-adhésion à l'Otan est l'un des points clés des négociations, c'est le point sur lequel les parties ont rapproché le plus possible leurs positions", a déclaré Vladimir Medinski, cité par les agences russes. Il a toutefois relevé des "nuances" à propos des "garanties de sécurité" réclamées par l'Ukraine.

Mais l'un des membres de la délégation ukrainienne, le conseiller de la présidence, Mikhaïlo Podoliak, a indiqué sur Twitter que les "déclarations de la partie russe ne sont que leurs demandes de départ". "Notre position n'a pas changé : cessez-le-feu, retrait des troupes (russes) et garanties de sécurité fortes avec des formules concrètes", a-t-il écrit. L'Ukraine avait estimé, mercredi 16 mars, que des "contradictions profondes" persistaient, mais qu'un "compromis" était encore possible.


Y.R. avec AFP

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