"Des données" des services américains disculpent Israël de la responsabilité de l'explosion d'un hôpital à Gaza mardi soir, a indiqué ce mercredi le président démocrate.
"Nous pensons que c'est terroriste", a-t-il ajouté en conférence de presse.
Israël a été accusé par plusieurs pays arabes d'avoir intentionnellement bombardé l'hôpital, ce que les autorités ont démenti.

Les États-Unis disculpent Israël, après l'explosion, mardi, d'un hôpital à Gaza. La responsabilité de la catastrophe, qui a fait plus de 400 morts selon un bilan du Hamas, n'est pas imputable à l'État hébreu, a assuré ce mardi après-midi Joe Biden. Les "données" américaines, en provenance du Pentagone, disculpent Israël, a précisé le président américain. "Le monde entier a été choqué des pertes de vies humaines à Gaza, a-t-il affirmé en conférence de presse. Nous pensons que c'est une roquette qui a été tirée par des terroristes à Gaza."

"Les États-Unis sont pour la protection des vies civiles dans les zones de conflit", a continué le démocrate, promettant d'activer une "aide humanitaire" au plus vite à Gaza pour fournir des médicaments et des vivres dans la ville. La Maison-Blanche explique se baser sur des "communications" et des "images aériennes" en accès libre qui prouveraient qu'Israël n'est pas impliquée dans cette explosion. 

Les pays arabes accusent Israël

Après la déflagration, les pays arabes ont accusé Israël, qui bombarde la bande de Gaza depuis le début de la guerre déclenchée le 7 octobre par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol. Dès la mi-journée, le président américain a assuré de son soutien le gouvernement israélien. "Sur la base de ce que j'ai vu, il apparait que cela a été mené par la partie adverse", avait déclaré le président américain au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu

De son côté, Israël rejette la responsabilité de la frappe sur le Jihad islamique palestinien. Ce groupe armé, habitué des attentats et des tirs de roquette contre l'État hébreu, a démenti. Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a lui aussi désigné Israël et accusé Washington d'être "complice des massacres" israéliens à Gaza, tout comme son allié iranien.

Le tir a suscité de multiples condamnations et des manifestations de colère au Caire, à Téhéran, Amman, Istanbul, Tunis ou à Beyrouth. "Les attaques contre les civils à Gaza nous ont tous profondément choqués. Nous avons tous appelé au respect du droit humanitaire", a de son côté indiqué Emmanuel Macron, en marge d'une rencontre à l'Élysée avec la Première ministre estonienne.


T.A. avec AFP

Tout
TF1 Info