Depuis plus de six mois, la ville de Bakhmout résiste à l'assaut russe.
Ce mardi, le patron de la milice Wagner a reconnu que les Ukrainiens défendaient avec acharnement les lieux.

Bakhmout, bastion imprenable pour les miliciens de Wagner ? Si la ville ne revêt aucune réelle importance stratégique, les forces russes s'efforcent de prendre les lieux depuis des mois. Et ce, à l'aide des mercenaires du groupe Wagner. Sauf que leur propre patron a fait aveu d'impuissance.

Le chef de l'organisation, Evguéni Prigojine, un homme d'affaires proche de Vladimir Poutine, a en effet reconnu que la situation y était difficile. Parfois, ses hommes se battent "pendant des semaines pour (prendre) une maison", a-t-il déclaré dans un entretien avec l'agence de presse russe Ria-Novosti publié mardi. Il l'assure : "À Bakhmout, chaque maison est une forteresse".

"Tous les dix mètres, une nouvelle ligne de défense"

Et combien y a-t-il de telles lignes de défense dans la ville ? "Si vous dites 500, vous ne vous trompez pas. Tous les 10 mètres, il y a une nouvelle ligne de défense." En octobre, le même Evguéni Prigojine estimait qu'une centaine de mètres était prise par jour.

Depuis plus de six mois, les forces russes et les paramilitaires du groupe Wagner tentent, jusqu'ici sans succès, de s'emparer de la ville, au prix de lourdes pertes des deux côtés, et de destructions inimaginables. "L'an dernier, 70.000 personnes y vivaient. Maintenant, seuls quelques civils sont restés", avait déploré Volodymyr Zelensky sur Facebook, sans pour autant préciser combien de civils sont encore dans cette cité.


T.G.

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