L'état-major ukrainien a décidé de continuer de défendre Bakhmout, une position "clé" selon lui.
En parallèle, l'ONU veut poursuivre l'accord sur les céréales, malgré les désaccords entre Kiev et Moscou.
Washington accuse la Russie d'être responsable du crash d'un drone américain au-dessus de la mer Noire.
Retour sur les événements marquants des 24 dernières heures du conflit.

La défense de Bakhmout, une "clé" stratégique pour Kiev. Alors que les combats sont toujours féroces dans la ville de Bakhmout, devenu un symbole pour les deux camps, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes a estimé que leur engagement sur place était "la clé de la stabilité de la défense de tout le front" dans l'Est de l'Ukraine. Sur Telegram, Valery Zaloujny a insisté sur l'"importance stratégique primordiale" de ces combats "pour dissuader l'ennemi"

Le président Volodymyr Zelensky avait déjà estimé récemment que la perte de cette position pourrait permettre aux Russes d'attaquer et de s'emparer d'autres grandes villes proches. Mardi, à l'issue d'une réunion entre lui et les principaux responsables de son armée, la présidence ukrainienne a assuré que "tous les membres de l'état-major" s'étaient accordés pour continuer de défendre la ville coûte que coûte, bien que ses troupes se retrouvent de plus en plus en difficulté sur le terrain. 

L'ONU veut "continuer" l'accord sur l'exportation de céréales ukrainiennes. Les Nations unies ont estimé mardi que l'accord international sur l'exportation de céréales d'Ukraine devrait poursuivre en l'état au-delà de samedi, échéance avant une potentielle reconduction, et ce même si la Russie souhaite en diviser la durée par deux. "L'accord sur les céréales continue pour le moment", "nous faisons tout pour assurer sa continuité", a assuré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Moscou s'était montrée ouverte lundi à une nouvelle reconduction de l'accord, déjà prolongé en novembre, mais "seulement pour 60 jours", alors que le texte initial prévoit une tacite reconduction tous les 120 jours. Une proposition immédiatement refusée par Kiev, qui a renvoyé la balle à la Turquie et les Nations Unies, ses "garants".

La tension grimpe entre Washington et Moscou

Crash d'un drone américain. Les États-Unis ont accusé l'aviation russe d'avoir provoqué la chute d'un drone américain Reaper au-dessus de la mer Noire, ce que la Russie dément. "Notre drone MQ-9 effectuait des opérations de routine dans l'espace aérien international quand il a été intercepté et percuté par un avion russe, entraînant le crash et la perte du MQ-9", a déclaré le général James Hecker, commandant des forces aériennes américaines en Europe. Un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, a accusé les Russes d'un "acte irréfléchi"

De son côté, l'armée russe a cependant démenti avoir provoqué la chute de l'appareil, tout en reconnaissant que deux de ses chasseurs avaient intercepté mardi le drone américain. L'ambassadeur russe aux États-Unis a appelé mercredi matin Washington à cesser des vols "hostiles"

La répression monte encore d'un cran en Russie

Nouveau tour de vis répressif en Russie. Les députés russes ont voté mardi un texte punissant de lourdes peines de prison tous ceux qui chercheraient à "discréditer" les groupes armés qui défendent Moscou, comme les mercenaires de Wagner. La mesure était déjà en vigueur concernant l'armée russe, pour réprimer les détracteurs de l'offensive en Ukraine. Désormais, les sanctions pénales "sont étendues aux formations de volontaires, aux organisations et aux personnes physiques qui apportent une assistance aux forces armées pour effectuer leur mission", a indiqué la Douma, la chambre basse du Parlement, sur son site. Ces sanctions "seront lourdes, jusqu'à 15 ans de privation de liberté", a mis en garde son président, Viatcheslav Volodine.

Wagner qualifié d'"organisation terroriste". La Lituanie a décrit mardi le groupe Wagner comme une "organisation terroriste" pour ses activités en Ukraine. Le Parlement lituanien a adopté une résolution en ce sens, accusant notamment le groupe de mercenaire d'avoir "commis des crimes d'agression systématiques et graves assimilés au terrorisme, tels que meurtres et tortures de la population civile ukrainienne", et appelé les autres pays à faire de même. Son voisin l'Estonie avait déjà adopté une déclaration similaire en octobre. Le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Yermak a remercié le parlement lituanien et appelé "les autres" à "emboîter le pas".


M.L (avec AFP)

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