Ukraine : la guerre du froid

Commémorations de l’Holodomor, stocks de missiles russes… Le point sur la situation en Ukraine

Publié le 27 novembre 2022 à 8h02
JT Perso

Source : TF1 Info

Au moins 32 personnes ont été tuées dans la région de Kherson depuis la libération de la ville.
Samedi à Kiev ont eu lieu les commémorations de la grande famine sous l’ère soviétique.
Voici les informations des dernières 24 heures sur le conflit en Ukraine.

Voilà neuf mois que l'invasion de l'Ukraine par la Russie a débuté. Malgré des difficultés sur le terrain, l'offensive russe persiste avec des conditions météorologiques défavorables et des stocks de missiles en Russie au plus bas, côté russe. Retour sur les informations marquantes de ces 24 dernières heures.

Les conditions météorologiques se dégradent

Bombardements à Kherson. Au moins 32 personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur la région de Kherson depuis que la ville a été libérée des forces russes, le 11 novembre, selon le chef de la police locale, Ihor Klymenko. Alors que 15 civils, dont un enfant, sont morts dans un bombardement vendredi 25 novembre, les habitants cherchent à tout prix à fuir vers des régions plus sûres. 

Des conditions météo défavorables. Dans un rapport publié samedi, l'Institute for the Study of War (ISW) révèle que "le rythme global des opérations le long de la ligne de front a ralenti ces derniers jours en raison de la détérioration des conditions météorologiques, mais devrait augmenter à partir des prochaines semaines à mesure que les températures baissent et que le sol gèle". En d'autres termes, l'armée russe comme l'armée ukrainienne est aujourd'hui gênée dans ses mouvements "par de fortes pluies et une boue épaisse qui en résulte". L'ISW prévoit une reprise des offensives d'ici au week-end du 3 décembre, sans savoir "si l'une ou l'autre des parties planifie ou se prépare activement à reprendre des opérations offensives ou contre-offensives majeures à ce moment-là". 

Des commémorations particulières à Kiev. Samedi, plusieurs dirigeants européens ont fait le déplacement jusqu’à Kiev pour les commémorations de l’Holodomor, cette grande famine provoquée volontairement en 1932 et 1933 par le régime soviétique, considérée comme un "génocide" par Kiev et ayant fait quatre à millions de morts. Les premiers ministres belge, polonais et lituanien, Alexander De Croo, Mateusz Morawiecki et Ingrida Simonyte, étaient notamment présents et ont formulé des promesses de soutien matériel et financier. Selon l'agence Belga, le dirigeant belge compte apporter une aide supplémentaire de 37,4 millions d'euros pour l'Ukraine, notamment pour aider la population à faire face à l'hiver dans un contexte de coupures de courant. 

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Des stocks russes de missiles au plus bas ? Pour Londres, cela ne fait plus de doute, la Russie connaît désormais une pénurie de missiles pour continuer sa guerre en Ukraine. Dans un tweet publié ce samedi 26 novembre, le ministère de la Défense britannique observe que Moscou a tiré des missiles de croisière datant des années 80 délestés de leurs ogives nucléaires, des missiles de croisière inertes Kh-55, sur son voisin. Ce qui signifierait la maigreur de ses stocks. Une analyse partagée également par l’ISW, dans sa dernière publication : "L'utilisation probable par l'armée russe d'un système d'arme plus stratégique dans le rôle d'un leurre pour les défenses aériennes ukrainiennes corrobore les rapports précédents de l'ISW selon lesquels l'armée russe a considérablement épuisé son arsenal de missiles de haute précision". 

En neuf mois, la Russie a tiré plus de 4000 missiles sur l'Ukraine, tandis que le coût moyen d'un missile russe est de trois millions de dollars, selon les estimations de Forbes Ukraine. 


La rédaction de TF1info

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