Ukraine : onze mois de guerre

Population appelée à évacuer, nouvelles livraisons d’armes… Le point sur la situation en Ukraine

Aurore Briffod avec AFP
Publié le 14 octobre 2022 à 6h10
JT Perso

Source : Les MATINS LCI

Face à la rapide avancée des Ukrainiens dans leur contre-offensive, la population de la région de Kherson est invitée à évacuer le territoire pour se rendre en Crimée.
Certains pays occidentaux s’engagent à fournir des armes afin de neutraliser la menace des missiles russes.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Au 233e jour de guerre, la contre-offensive ukrainienne se poursuit dans les environs de Kherson. Les autorités locales d’occupation demandent à la Russie d’organiser l’évacuation des populations présentes sur place. Toutefois, le commandant en chef de l’armée ukrainienne se veut prudent et juge la situation sur le terrain "compliquée, mais sous contrôle". Une nouvelle fois, Volodymyr Zelensky exhorte les pays occidentaux à multiplier les livraisons d’armes, notamment dans le domaine de la défense aérienne. 

"Compliquée, mais sous contrôle"

Une situation "compliquée, mais sous contrôle" sur le terrain. Le commandant en chef de l’armée ukrainienne a détaillé : "La supériorité de l’artillerie ennemie illustre la nécessité d’augmenter la puissance de feu des forces armées ukrainiennes (…). La question des défenses anti-aériennes intégrées est également essentielle." Malgré le recul sur plusieurs fronts des forces russes, celles-ci sont à l’offensive près de Bakhmout, une ville située à l’est du pays et largement désertée par ses 70 000 habitants. Plus au nord, près du nœud ferroviaire stratégique de Lyman repris par l’Ukraine, des tirs nourris d’artillerie ont été entendus par des journalistes présents sur place. De l’autre côté de la frontière, les autorités locales russes ont rapporté la frappe d’un missile ukrainien sur un immeuble d’habitation de Belgorod, sans faire de victimes. À proximité, une autre frappe ukrainienne a fait exploser un dépôt de munitions, selon le gouverneur de la région. 

De nouvelles livraisons d’armes promises à l’Ukraine. Pour neutraliser la menace des missiles russes, le pays va pouvoir compter prochainement sur des livraisons occidentales. Après l'annonce de l'arrivée d'un système allemand et de la livraison prochaine de modèles américains, le Royaume-Uni a annoncé qu'il fournirait des munitions capables d'abattre des missiles de croisière. Quant à la France et son voisin italien, Volodymyr Zelensky a demandé des efforts supplémentaires aux deux pays : "Nous espérons plus de la France et de l’Italie dans ce domaine de la défense aérienne."

Panique à Kherson

La contre-offensive ukrainienne se poursuit dans la région de Kherson, la Russie évacue la population. Jeudi, la Russie a annoncé qu’elle allait organiser l’évacuation de la population de la région de Kherson vers son territoire, à la demande des autorités locales d’occupation. "Nous fournirons à chacun un logement gratuit et tout le nécessaire", a indiqué le vice-Premier ministre Marat Khousnoulline, sans donner plus de détails sur le nombre de personnes concernées. Les habitants seront emmenés dans la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, et dans des régions du sud de la Russie. En cause, la progression rapide des forces ukrainiennes dans cette région du sud du pays. Jeudi, elles ont annoncé avoir reconquis cinq nouvelles localités dans la région de Kherson après en avoir conquis cinq autres la veille.

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Erdogan et Poutine se sont rencontrés à Astana. Les présidents russe et turc se sont retrouvés en marge d’un sommet régional à Astana. À cette occasion, Vladimir Poutine a proposé la création d’un "hub gazier" en Turquie afin d’exporter les hydrocarbures russes. La présidence française a très vite réagi : "Il n'y a pour nous aucun sens à créer de nouvelles infrastructures qui permettraient d'importer davantage de gaz russe."

L’Union européenne met en garde Vladimir Poutine sur le nucléaire. "Toute attaque nucléaire contre l’Ukraine entraînera une réponse, pas une réponse nucléaire, mais une réponse militaire si puissante que l’armée russe sera anéantie", a déclaré Josep Borell, le chef de la diplomatie européenne.  


Aurore Briffod avec AFP

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