Guerre en Ukraine : il n'y a "pas de clash franco-allemand", promet Stéphane Séjourné

par JB avec AFP
Publié le 2 mars 2024 à 11h40

Source : TF1 Info

Interviewé dans Le Monde, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu'il n'y avait pas de division entre la France et l'Allemagne sur le sujet de l'Ukraine.
Emmanuel Macron avait paru reprocher à l'Allemagne de ne pas envoyer certaines armes lourdes.

"Il n'y a pas de clash franco-allemand", affirme le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné dans une interview au Monde ce samedi. Interrogé à propos des désaccords qui semblent opposer Emmanuel Macron et le chancelier Olaf Scholz au sujet de la guerre en Ukraine, il a rétorqué : "Nous sommes d'accord sur 80% des sujets."

Les différends entre les deux pays ont été apparents lors de la conférence de soutien à Kiev organisée lundi à l'Élysée. Emmanuel Macron a paru s'en prendre à des pays qui hésitent à livrer des armes à l'Ukraine, comme l'Allemagne qui s'oppose depuis des mois à l'envoi de Taurus, ses missiles air-sol de longue portée.

Sur ce sujet, Stéphane Séjourné a répondu : "Nous avons déjà des degrés d’engagement différents avec l’Allemagne, par exemple sur les missiles. Il n’y a là aucun drame puisque nous avons le même objectif de soutien à l’Ukraine." Il a ajouté avoir échangé avec son homologue allemande Annalena Baerbock, qu'il rencontrera mardi à Paris. "Il y a la volonté de se parler", se dit-il.

Désaccords en Europe sur l'idée d'envoyer des troupes

Lundi, lors de la conférence de soutien à l'Ukraine, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d'envoyer des troupes occidentales au sol sur le front, provoquant surprise et désapprobation dans l'audience alors que cette hypothèse n'avait encore jamais été abordée. "Les dirigeants participant à la réunion n’ont pas été pris au dépourvu. Ils savaient très bien quel était l’ordre du jour, et qu’il ne s’agissait pas d’envoyer des troupes combattantes au sol", répond Stéphane Séjourné dans Le Monde. "Il est nécessaire de poser ce débat entre nous, même s’il n’y a pas encore de consensus."

Il a également rejeté l'idée que cette déclaration ait été prononcée avec des visées électorales pour les européennes de juin. "Nous n'avons rien à gagner à une polémique nationale sur l'aide à l'Ukraine et j'invite chacun à mesurer que ce qui se passe en Ukraine nous concerne tous", a-t-il affirmé.


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