Ukraine : la guerre du froid

Vers des négociations sur l'Ukraine ? Moscou refuse les conditions de Biden pour une rencontre avec Poutine

A. Lo.
Publié le 2 décembre 2022 à 8h38, mis à jour le 2 décembre 2022 à 11h38
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Source : TF1 Info

Jeudi, Joe Biden s'est dit "prêt" à parler avec Vladimir Poutine si ce dernier "cherche un moyen de mettre fin à la guerre" en Ukraine.
Il a fixé comme première condition un retrait des troupes russes.
Ce vendredi, le Kremlin a refusé la proposition.

Le début d'une nouvelle phase de négociations ? En pleine visite d'État du président français aux États-Unis, son hôte, Joe Biden, et lui-même ont tenu une conférence de presse commune pour revenir sur différents points de leurs échanges, jeudi. Ils ont notamment évoqué la guerre en Ukraine, sujet sur lequel le président américain semble avoir infléchi sa position.

Alors qu'il n'a pas parlé au dirigeant Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion russe, le chef de l'État américain s'est dit prêt à le rencontrer, non sans conditions. "Je suis prêt à parler à Poutine s'il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas encore fait", a ainsi déclaré Joe Biden.

Une proposition rejetée ce vendredi 2 décembre au matin, par l'intermédiaire du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.  Le président américain "a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine", ce que Moscou rejette "bien évidemment", a-t-il poursuivi. Et d'ajouter : "L'opération militaire continue".

Une main tendue, non sans conditions

Jeudi, Joe Biden avait souligné que toute discussion avec le président russe se ferait "en consultation avec mes amis français et de l'Otan". "Nous resterons unis pour (nous) opposer à la brutalité" de la Russie en Ukraine, avait encore dit le démocrate de 80 ans, alors que le conflit entre dans son dixième mois, et surtout dans une rude saison hivernale.

Contrairement aux Américains, Emmanuel Macron a, depuis le début de la guerre, et tout en soutenant Kiev, prôné le dialogue, maintenant qu'il fallait continuer à chercher à discuter avec Vladimir Poutine. Une position qui a suscité dans le passé l'incompréhension, voire une certaine irritation des Américains. Mais ceux-ci semblent commencer à infléchir leur politique.

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Lors de la conférence de presse de jeudi, Emmanuel Macron avait de son côté rappelé qu'il ne "pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux" concernant l'agression russe, parce que cela ne permettrait pas de construire "une paix durable". Dans un communiqué commun, les deux pays ont assuré qu'ils continueraient à fournir à Kiev "une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra".


A. Lo.

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