L’annexion de quatre régions ukrainiennes (Zaporijia, Kherson, Lougansk et Donetsk) avait été actée fin septembre par Vladimir Poutine.
Ce vendredi, le ministère de l'Industrie annonce qu'elles vont basculer sur le fuseau horaire de Moscou.

C'est un geste hautement symbolique qui montre aussi la détermination du Kremlin de renforcer son contrôle sur les quatre régions ukrainiennes (Zaporijia, Kherson, Lougansk et Donetsk), annexées illégalement fin septembre. Une agence gouvernementale russe a annoncé ce vendredi que ces quatre zones occupées allaient basculer sur le fuseau horaire de Moscou. 

Le ministère russe de l'Industrie et du Commerce a précisé sur Telegram que cela se passerait "dans un avenir proche" dans le cadre d'un processus de "synchronisation progressive de la législature russe", rapporte le New York Times

Accélérer le processus d'intégration

Ces quatre régions sont actuellement dans le même fuseau horaire que Kiev. Si ce changement intervient, elles devront l'avancer d'une heure. Ce n'est pas la première fois que Moscou soumet les zones occupées de l'Ukraine à des campagnes de "russification". Au cours de la guerre, "de nombreux opposants ont été punis, les enseignants ont été contraints d'utiliser un programme russe en russe, les responsables locaux ont été remplacés par des personnes nommées par l'occupation, la monnaie ukrainienne a été remplacée par le rouble russe et les Ukrainiens ont reçu des passeports russes", souligne le New York Times.

Malgré les vives condamnations de la communauté internationale - sans parler du fait que certaines parties de ces régions sont toujours sous contrôle ukrainien - Vladimir Poutine a exhorté les responsables locaux à accélérer le processus d'intégration de ces quatre régions dans l'infrastructure économique, juridique et sociale de la Russie. "La Russie doit s'implanter solidement là-bas", avait-il déclaré en décembre lors d'une réunion avec de jeunes scientifiques russes. "Cela signifie travailler sur ces territoires et avec ces gens pour qu'ils ressentent le bénéfice de l'adhésion à la Russie".

Toutefois, la tâche demeure ardue. Car les lignes de front continuent de bouger et peu de fonctionnaires, d'enseignants ou d'autres employés municipaux russes sont prêts à risquer leur vie en travaillant dans ces zones occupées. "La Russie a même dû recourir à des salaires plus élevés pour les enseignants dans ces régions, et plusieurs fonctionnaires ont été la cible d'attaques par des combattants pro-ukrainiens", assure le New York Times.


Virginie FAUROUX

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