Guerre en Ukraine : pour les civils, la fuite ou le chaos

Guerre en Ukraine : la diplomatie américaine persiste sur l'emploi du terme "génocide" par Joe Biden

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 14 avril 2022 à 9h09
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Mercredi, Joe Biden a accusé Poutine de commettre un "génocide" en Ukraine.
Des accusations jugées "inacceptables" par le Kremlin.
La diplomatie américaine a justifié l'emploi de ce terme par la voix de Victoria Nuland.

Les États-Unis maintiennent leur propos. À leurs yeux, la Russie commet bel et bien un "génocide" actuellement en Ukraine. L'emploi de ce terme par Joe Biden, ce mercredi, pour qualifier les agissements russes, a été confirmé par Victoria Nuland, la numéro trois de la diplomatie américaine. "Je pense qu'une fois que nous aurons pu réunir toutes les preuves, nous allons finir par arriver à la même conclusion que le président Biden, car ce qui se passe sur le terrain n'est pas un accident", a-t-elle indiqué sur CNN. 

"C'est une décision intentionnelle prise par la Russie et par ses forces de détruire l'Ukraine et sa population civile", a persisté Victoria Nuland. Ces déclarations viennent contrebalancer celles de diplomates américains qui tentent depuis ce mercredi de minimiser la portée concrète de l'accusation présidentielle, estimant qu'il s'agissait avant tout d'une position "morale"

"Le président parlait de l'impression qu'il a eue en regardant les horribles images que nous avons tous vues depuis des endroits comme Marioupol, comme Bucha, comme Kharkiv ou comme d'autres endroits", a notamment affirmé le porte-parole du département d'Etat Ned Price devant la presse, citant des villes ukrainiennes où Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d'avoir commis des "atrocités". "Ce qui compte, ce n'est pas comment on appelle" ces actes, "c'est comment on y répond, et nous y répondons de manière déterminée en fournissant à nos partenaires ukrainiens ce dont ils ont besoin pour se défendre", a-t-il complété son propos. 

Les dirigeants occidentaux prudents sur l'emploi du terme "génocide"

Dans la nuit de mardi à mercredi, Joe Biden avait pour la première fois accusé Vladimir Poutine de mener un "génocide" en Ukraine. "Il est de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d'effacer l'idée même de pouvoir être un Ukrainien", avait-il développé. Si "les avocats, au niveau international", trancheront sur la qualification de génocide, "pour moi, cela y ressemble bien", avait-il assuré. En réponse, le Kremlin a jugé "inacceptable" que Joe Biden ait proféré une telle accusation.

Lire aussi

 Le mot "génocide" avait jusque-là été utilisé que par Volodymyr Zelensky. Les autres pays, notamment la France, s'étaient montrés plus prudents sur son emploi. Une décision qui a beaucoup blessé le président ukrainien.

Pour rappel, la convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide, datant de 1948, le décrit comme un "crime commis dans l'intention de détruire, ou tout, ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux".


Julien Vattaire avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info