L’armée ukrainienne dit avoir stoppé l’avancée russe dans le nord de la région de Kharkiv.
Une équipe de LCI s'est rendue sur la ligne de front, aux côtés de plusieurs brigades.

Tandis que l'armée ukrainienne dit avoir stoppé l’avancée russe dans le nord de la région de Kharkiv, l'une de nos équipes de LCI a pu se rendre à plusieurs endroits de la ligne de front, proches des combats et aux côtés de brigades. Un reportage de Thomas Misrachi, Thibault Bruck et Kostia Yaremenko.

Des combats encore intenses

Voilà trois semaines que cette unité est arrivée à Borshova, dans la région de Kharkiv. Elle fait partie des renforts mobilisés pour stopper l’offensive russe dans le nord de Kharkiv et effectue une trentaine de tirs par jour. Une fois l'ordre reçu de tirer, ces soldats n'ont d'ailleurs que quelques minutes pour se préparer, à l'abri des drones russes qui surveillent la zone. "Maintenant, la situation est plus ou moins stabilisée. Ça s’est amélioré par rapport à notre arrivée ici. Les Russes poussaient beaucoup. Nous les avons calmés. Ils n’avancent plus. Ils restent sur leurs positions", souligne "Toyota", soldat de la brigade Khartiya. 

Si l’avancée russe est désormais stoppée dans le nord de la région, les combats restent intenses. Par exemple, la ville de Vovtchansk est encore pilonnée par les troupes russes et est devenue une ville fantôme. Plus à l'ouest, où cette autre brigade se trouve, les attaques se poursuivent. Et ont notamment touché une maison, détruite 48 heures avant le tournage de notre équipe. "Il faut bien placer l’obus au centre du drone pour qu’il reste équilibré", renseigne un soldat de la brigade, quelques minutes avant de lancer l'engin."Chaque nuit, on fait une quarantaine de frappes. Dans la journée, ça monte à 70. On a causé beaucoup de dégâts", se réjouit d'ailleurs "Manul", droniste du bataillon Achilles, de la 92ᵉ brigade. 

Ces soldats estiment avoir gagné une bataille, mais ont bien conscience qu'il en faudra plus pour gagner la guerre. Ils demandent en particulier plus de liberté dans leurs actions. "On s’attend toujours à ce que la situation évolue défavorablement comme ça a été le cas à Vovtchansk, à Lyptsi, alors on espère que les Occidentaux, nous autorisons à utiliser leurs armes sur le sol russe", confie à ce titre "Tror", pilote de drone du bataillon Achilles, de la 92ᵉ brigade.


C.Q | REPORTAGE LCI : Thomas MISRACHI, Thibault BRUCK et Kostia YAREMENKO

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