L'Occident se résout à livrer des chars à l'Ukraine

VIDÉO - Abrams, ce char lourd américain promis par Joe Biden à l'Ukraine

par Vincent MICHELON
Publié le 25 janvier 2023 à 14h51, mis à jour le 25 janvier 2023 à 18h25
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Source : TF1 Info

Joe Biden a annoncé mercredi 25 janvier la livraison de 31 chars Abrams à l'Ukraine.
L'annonce américaine intervient après la décision de l'Allemagne de la livrer 14 chars Leopard, à l'instar d'autres pays européens.
Zoom sur ces chars Abrams espérés depuis longtemps par Kiev.

Après l'Europe, les États-Unis. Alors que l'Allemagne a annoncé mercredi la livraison de 14 chars Leopard à l'Ukraine et donné son feu vert à la livraison de ce type d'équipement par plusieurs autres pays européens, suivant les 14 chars Challenger britanniques, Kiev avait aussi les yeux braqués outre-Atlantique. 

Joe Biden a mis fin à ce bref suspense, mercredi 25 janvier, en annonçant à son tour la livraison d'armes lourdes de fabrication américaine, espérées de longue date par Kiev, qui vise 250 à 350 chars lourds au total, quantité jugée nécessaire pour mener des contre-offensives face à l'armée russe. En l'occurrence : les Abrams, fabriqués aux États-Unis depuis 1985.

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2600 unités opérationnelles

Le char Abrams fait partie de la famille des blindés lourds et a les mêmes atouts que ses homologues, Leopard allemand et Leclerc français. Il cumule puissance de franchissement, force de frappe, blindage résistant au feu et a la même utilité, celle de mener l’offensive et de reprendre du terrain à l’ennemi. 

Ses caractéristiques physiques sont également assez semblables aux Leclerc et aux Leopard : un poids de 55 à 67 tonnes, une vitesse de pointe à 72 km/h, un canon de 120 mm, mais trois mitrailleuses, soit une de plus que pour le Leopard. 

Ce qui pourrait intéresser tout particulièrement Kiev tient aux capacités américaines en la matière. Il a été produit à 10.000 exemplaires, dont 2600 seraient aujourd’hui opérationnels aux États-Unis. C’est plus que les 2000 Leopard répartis dans toute l’Union européenne. Seul bémol : un responsable américain a récemment rappelé qu'il était particulièrement consommateur en kérosène et qu'il nécessitait une formation d'au moins quatre mois. Ce qui ne le distingue pas vraiment, en l'occurrence, de ses homologues européens. 


Vincent MICHELON

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