Samedi, une frappe imputée à l'armée ukrainienne a fait une vingtaine de morts et une centaine de blessés à Belgorod, une ville russe frontalière de l'Ukraine.
Parmi les victimes figurent notamment trois enfants.
Moscou a promis que cette attaque ne resterait "pas impunie".

C'est l'attaque la plus meurtrière pour des civils russes depuis le début du conflit en février 2022. Une frappe imputée à l'armée ukrainienne, ce samedi, a fait de larges dégâts dans une zone résidentielle de Belgorod. Selon les autorités locales, 22 personnes, dont trois enfants, ont été tuées. Environ 110 autres ont été blessées. Des voitures en feu, des immeubles aux vitres cassées, ainsi que des colonnes de fumée noire s'élevant à l'horizon ont été visibles sur des images mises en ligne. 

Les pires conséquences des bombardements de l'armée ukrainienne en deux ans
Viatcheslav Gladkov

"Nous avons assisté aux pires conséquences des bombardements de l'armée ukrainienne en deux ans", a regretté le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov. Les forces de défense russes ont réussi à intercepter deux missiles et "la plupart" des roquettes lancées contre la ville, ce qui a évité des conséquences "infiniment plus graves", a-t-il ajouté. Mais plusieurs roquettes et des débris de missiles se sont toutefois abattus sur Belgorod, a-t-il encore précisé. "Nous avons entendu de fortes détonations, probablement les plus fortes que nous ayons entendu en deux ans", confirme un habitant, au micro de LCI. 

Ces bombardements interviennent au lendemain des frappes massives entreprises par Moscou sur plusieurs grandes villes ukrainiennes, lors desquelles 40 personnes sont décédées, dont 17 rien qu'à Kiev. 

La Russie dénonce un "acte de terrorisme délibéré"

Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, la Russie a accusé Kiev d'avoir commis "un acte de terrorisme délibéré" et d'avoir "utilisé des armes à sous-munitions". C'est "une attaque aveugle et délibérée contre une cible civile", a fustigé l'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, accusant l'armée ukrainienne d'avoir visé un centre sportif, une patinoire et une université. "Si la Russie veut blâmer quelqu'un pour les morts de Russes dans cette guerre, elle devrait commencer avec le président Poutine", a répliqué le représentant britannique Thomas Phipps, rappelant que c'est le maître du Kremlin qui a choisi de déclencher les hostilités en février 2022. De leur côté, les autorités ukrainiennes n'ont pas réagi à ces accusations.

Toujours est-il que la Russie ne compte pas laisser ces attaques "impunies", a-t-elle prévenu. D'ailleurs, de nouvelles frappes ont été déclenchées dans la nuit de samedi à dimanche. Les régions de Kherson, Zaporijia, Tcherniguiv et Kharkiv ont notamment été ciblées. Au moins trois personnes sont décédées, ont rapporté les autorités locales. 

L'Ukraine mène régulièrement des frappes en Russie, tout particulièrement dans les régions les plus proches de son territoire, mais leur bilan est généralement bien moins élevé. 


M.G avec AFP

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