Des bombes guidées françaises auraient visé la Russie, selon le ministère de la Défense.
Il s’agirait de systèmes AASM Hammer, d’une portée de plus de 70 kilomètres.
Auprès de LCI, le ministère des Armées évoque une fausse information.

Moscou affirme avoir été attaquée par l'Ukraine sur son sol, dans la région frontalière de Belgorod, ce samedi 18 mai. Selon les services du nouveau ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, "une tentative du régime de Kiev de perpétrer des attaques terroristes avec utilisation des bombes guidées de fabrication française Hammer et des missiles anti-radar HARM de fabrication américaine contre des cibles sur le territoire russe a été empêchée". Entre 9h20 et 9h30 GMT samedi, "les systèmes de défense anti-aérienne russes ont détruit quatre bombes guidées et deux missiles anti-radar au-dessus de la région de Belgorod", a-t-il précisé.

L'envoi de 600 bombes air-sol à Kiev

Pour l'heure, les autorités russes n'ont pas apporté d’éléments prouvant ses accusations. Dans la soirée ce samedi, le ministère des Armées a démenti auprès de LCI et évoque une fausse information. Cela étant, des bombes guidées françaises pourraient déjà se trouver dans les mains de l'armée ukrainienne, puisque le ministre français de la Défense a annoncé au mois de janvier que Paris enverrait de nouveaux matériels militaires à Kiev. Et notamment 600 bombes air-sol propulsées AASM d'ici à la fin de l'année. 

Ces systèmes sont produits par le groupe français Safran. Sur son site, l'industriel indique que ces "kits de guidage", qui sont en fait des bombes guidées et propulsées, peuvent "être montés sur des bombes classiques de 125, 250, 500 et 1000 kg". Des engins qui ont également la particularité de pouvoir planer, selon le Général Dominique Delort, sur le plateau de LCI. "Ces bombes Hammer ont la possibilité d’avoir des portées jusqu’à 70 km. Cela peut expliquer que certaines peuvent arriver au-delà des frontières", souligne l'ancien chef du centre opérationnel interarmées, ajoutant que ces bombes "doivent être larguées par avion". Autre avantage de la bombe Hammer, mis en avant par Safran : "Autonome et insensible au brouillage, ce système de combat peut être tiré à basse altitude, sur un terrain accidenté".

Début mars, une première bombe Hammer aurait été envoyée contre une position russe dans l'oblast de Kherson, selon une vidéo que nous n’avons pas authentifiée. Une autre photo, capturée quelques jours plus tard, prouverait le récent usage par l’armée ukrainienne de ces bombes françaises. 


C.Q

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