Ukraine : onze mois de guerre

VIDÉO - Ukraine : une pluie de bombes incendiaires dans le ciel d'Avdiivka

A.B.
Publié le 8 décembre 2022 à 9h34
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Source : TF1 Info

Les forces russes en Ukraine concentrent leurs forces dans l'est du pays.
Au cœur des combats : Bakhmout mais aussi Avdiivka.
Les soldats du Kremlin y auraient même utilisé des bombes incendiaires pour tenter de prendre la ville.

Un "confrontation très dure" alors que "chaque mètre compte". C'est ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a décrit, mercredi 7 décembre, les combats qui font rage dans l'est de l'Ukraine et notamment dans la région de Donetsk. Les affrontements entre Russes et Ukrainiens autour de plusieurs villes hautement stratégiques y font rage. Parmi elles : Bakhmout mais aussi Avdiivka. 

Cette commune qui comptait un peu plus de 35.000 habitants avant la guerre est bombardée quasi-quotidiennement. Et selon plusieurs images en provenance de la ligne de front, les forces russes y auraient utilisé des bombes incendiaires. Des munitions redoutables qui, comme leur nom l'indique, ont pour but de provoquer des incendies.

Déjà utilisées sur Kharkiv ?

Ces roquettes utilisent des produits chimiques pour s'embraser, comme du phosphore ou encore du magnésium. Ce n'est pas la première fois que la Russie est accusée d'utiliser ce type d'arme contre l'Ukraine. Plusieurs images avaient déjà montré ce qui semble être des bombes incendiaires larguées sur la région de Kharkiv. Des accusations que la Russie a toujours réfutées. Pourtant, cette arme de guerre n'est pas interdite : elle n'est pas considérée comme une arme chimique, dont l'usage est, lui, interdit par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques entrée en vigueur en 1997.

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En revanche, ces bombes entrent dans la catégorie des armes incendiaires, dont l'usage est codifié par le protocole III de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) entrée en vigueur en décembre 1983. Selon le texte, ce type d'armes "est interdit en toutes circonstances" contre les populations civiles, en raison des blessures et des brûlures particulièrement graves qu'elles peuvent infliger, mais aussi contre les cibles militaires lorsqu'elles sont proches de populations civiles, tout comme elles ne peuvent pas être larguées par voie aérienne.

Elles ne peuvent pas non plus être utilisées contre des forêts et "autres types de couvertures végétales", sauf si elles sont utilisées "pour couvrir, dissimuler ou camoufler des combattants ou d'autres objectifs militaires, ou constituent eux-mêmes des objectifs militaires", afin notamment d'éviter une politique de "terres brûlées"


A.B.

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