Vladimir Poutine a décidé de déployer des MIG-31 au-dessus de la mer Noire.
Les chasseurs seront équipés du missile Kinjal, déjà utilisé en Ukraine.

Une réponse au conflit au Proche-Orient. Mais aussi et surtout une menace pour l'Ukraine. La Russie a décidé de déployer des patrouilles au-dessus de la mer Noire pour répliquer aux "actions" des États-Unis après l'attaque du Hamas. Signe particulier de ces MIG-31 : ils sont équipés du missile Kinjal, considéré comme "invincible" par l'hôte du Kremlin.

Depuis Pékin, où il était en déplacement, Vladimir Poutine l'a assuré : cette décision "n'est pas une menace". Mais une réponse aux "actions des États-Unis, qui, de plus en plus impliqués dans le conflit au Moyen-Orient, ont envoyé deux de leurs porte-avions en Méditerranée".

Des MIG déjà déployés par le passé en mer Noire

Ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine muscle sa force de dissuasion quand les Occidentaux se rapprochent de ses zones d'influence. Déjà, en juin 2021 et en février 2022, la Russie avait envoyé des MIG en Syrie, quand les porte-avions HMS Queen Elizabeth et Charles de Gaulle étaient annoncés en Méditerranée. Sauf que, depuis, l'Ukraine a été envahie. Et la présence de ces avions en mer Noire pourrait avoir une incidence sur le conflit.

Si les deux porte-avions américains sont hors de portée des Kinjal russes dès lors que les MIG demeurent au-dessus de la mer Noire, les pays sur les rives de cette dernière pourraient être impactés. La Russie a notamment lancé en août quatre missiles hypersoniques en direction de la région d'Ivano-Frankivsk, en Ukraine occidentale. Un seul avait pu être intercepté par la défense anti-aérienne de Kiev. Un autre avait pu être abattu début mai grâce au puissant système antiaérien américain Patriot, livré à Kiev en avril.

Deux autres pays peuvent se voir menacés par les rotations russes : la Moldavie qui, depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, fustige régulièrement des ingérences et des tentatives de renversement orchestrées selon elle par Moscou. La Roumanie, elle, accueille sur son sol plusieurs milliers de soldats de l'Otan. Elle a notamment mis en place – avec l'aide de pays alliés – un pôle pour former des pilotes au maniement de l'avion de combat américain F-16. 


T.G.

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