La France s'est engagée à livrer des bateaux, des autobus et des rails de chemin de fer à Kiev.
Des propos polémiques de l'ambassadeur chinois en France, tenus vendredi soir sur LCI, ont continué à susciter l'indignation dimanche.
Jamais les dépenses militaires européennes n'ont été aussi hautes depuis la Guerre froide.
Retour sur les dernières 24 heures du conflit en Ukraine.

Paris promet de livrer des transports à Kiev. Le gouvernement français a promis de fournir des bateaux, des autobus et des rails de chemin de fer à l'Ukraine, dont les infrastructures de transport ont été gravement endommagées par l'invasion russe. Le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, qui a conclu dimanche une visite de quatre jours en Ukraine, a appelé les entreprises françaises, "dès maintenant", à "être au rendez-vous, notamment dans le secteur des transports". Il a "a pris l'initiative de réunir à son retour en France les dirigeants des principales entreprises françaises du secteur des transports pour accélérer leur mobilisation pour l'Ukraine", a ajouté le ministère français de la Transition écologique. 

Un diplomate chinois provoque un tollé

Levée de bouclier contre les propos d'un diplomate chinois. Interrogé vendredi soir sur LCI, l'ambassadeur chinois en France, Lu Shaye, a nié la souveraineté des ex-républiques soviétiques et considéré que la province ukrainienne de Crimée, annexée depuis 2014 par Moscou, "était tout au début à la Russie". Des déclarations polémiques qui ont suscité l'indignation parmi les pays concernés, en premier lieu l'Ukraine. 

"Tous les pays de l'ex-URSS ont un statut souverain clair inscrit dans le droit international", a notamment lâché Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne. Il a aussi accusé le diplomate de "répéter comme un perroquet la propagande des Russes", en livrant "une version absurde" au sujet de la Crimée. Les États baltes ont également réagi, en dénonçant des remarques "complètement inacceptables" et "fausses", tandis que Paris a déclaré en avoir "pris connaissance avec consternation".

Des dépenses militaires records depuis la Guerre froide. Les dépenses militaires en Europe ont dépassé en 2022 leur niveau de la fin de la Guerre froide, selon un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié lundi. Une progression record depuis plus de trois décennies, dopée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. L'Europe a dépensé, après déduction de l'inflation, 13% de plus pour ses armées, selon le rapport. À elle seule, l'Ukraine a multiplié par sept ses dépenses, qui ont bondi à 44 milliards de dollars - soit un tiers de son PIB. Et ce sans compter plusieurs dizaines de milliards de donations d'armement venues de l'étranger, précise le Sipri.

Des journalistes russes privés de visas américains. Moscou a annoncé qu'elle "ne pardonnera pas" aux États-Unis leur refus de délivrer des visas aux journalistes russes accompagnant le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lundi et mardi à l'ONU. "Nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas", a mis en garde le ministre face à la presse, avant son départ pour New York, accusant Washington d'une décision "lâche". La Russie occupe ce mois-ci la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, en pleine offensive militaire en Ukraine pour laquelle elle a été mise au ban des nations mondiales.


M.L (avec AFP)

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