Île grecque d'Eubée en feu : "On a pris ce qu'on pouvait et on est partis", racontent les sinistrés

Léa LUCAS avec TF1
Publié le 6 août 2021 à 9h55, mis à jour le 6 août 2021 à 10h01

Source : JT 13h Semaine

DÉTRESSE - Les pompiers ont éteint les dernières flammes dans le village de Rovies ce jeudi, le plus touché par le grave incendie qui frappe l'île d'Eubée depuis deux jours. De retour sur place, les habitants dévastés constatent les dégâts.

Le village de Rovies, sur l'île d'Eubée, ne s'en relèvera pas facilement. Pour espérer contenir les flammes qui dévorent cette immense île grecque située à 200 km d'Athènes, plus de 170 pompiers (aidés d'une cinquantaine de véhicules et six hélicoptères et avions bombardiers d'eau) ont été déployées ce jeudi. Les lieux sont en effet touchés par de violents incendies qui se sont développés mardi sur des terrains montagneux asséchés par la chaleur.

Pour combattre le feu, des habitants du petit hameau sont venus prêter main-forte aux pompiers avec leur propre machine. "C'est brûlé, mais on travaille dur avec les machines", témoigne le volontaire Kostantinos Mihailidis, dans le reportage de TF1 en tête d'article. "Je crois qu'on va réussir à arrêter le feu, tous ensemble avec les pompiers."

85 personnes évacuées

La veille, quelque 85 personnes se sont réunies en urgence sur la plage afin d'être évacuées par bateau, tandis que près de 150 maisons ainsi que de nombreux commerces étaient en train de se consumer. "La police est venue, les clochers de l'Église ont sonné, ils nous ont dit de quitter le village",  raconte la pâtissière Zoi Halasti. "On a pris ce qu'on pouvait et on est partis." 

Ces derniers ont pu revenir sur place ce jeudi, après la maîtrise totale de l'incendie, pour constater les dégâts matériels et récupérer leurs dernières affaires personnelles. Mais, il ne reste pas grand-chose à sauver parmi l'amoncellement de débris.

L'école du village n'a pas non plus résisté à cette catastrophe climatique. "Il y avait deux belles classes et mon bureau", pointe du doigt la directrice de l'établissement scolaire Eleni Alexandridi. "Maintenant, il n'y a plus rien. Seul le logo de l'école est resté intact", ajoute-t-elle, les larmes aux yeux. "Ça va aller, on va tout reconstruire", la rassure instantanément une habitante. 

Pour combattre les derniers brasiers, quelque 500 soldats du feu, aidés d'une quarantaine d'avions et d'hélicoptères devaient arriver en renfort, selon le chef des forces armées Konstantinos Floros. Après Chypre et la Suède, la sécurité civile française a, elle, annoncé le départ de 40 sapeurs-sauveteurs et de huit tonnes de matériel censé débarquer ce jeudi soir à Eubée.

La Grèce fait face, depuis une semaine, à des dizaines d'incendies, dont un autre violent à Olympie, dans l'Ouest du pays. Ces feux sont liés à la pire canicule observée depuis plus de trente ans, avec des températures oscillant entre 40 et 45 degrés Celsius.


Léa LUCAS avec TF1

Tout
TF1 Info