Bousculade mortelle dans un stade de football en Indonésie

VIDÉO - Indonésie : un match de foot dégénère, au moins 125 morts

F.S. avec AFP
Publié le 2 octobre 2022 à 7h55
JT Perso

Source : JT 13h WE

Au moins 125 personnes sont mortes ce samedi lors d'un match de foot en Indonésie, selon les autorités.
Une hécatombe qui fait suite à un mouvement de foule provoqué par des fans en colère.
Le président a ordonné une enquête sur la sécurité des matchs de foot.

C'est l'une des pires tragédies de l'histoire du football. Au moins 125 personnes sont mortes en Indonésie ce samedi 1er octobre dans la soirée du fait d'un mouvement de foule qui a dégénéré. Les autorités locales avaient annoncé jusqu'à 174 victimes, avant que le bilan ne soit révisé à la baisse dimanche. 

La bousculade a eu lieu lorsque des milliers fans en colère de l'équipe du Arema FC ont envahi le stade après la défaite de leur équipe 3 à 2 contre celle de Persebaya Surabaya et ont été aspergés de gaz lacrymogène. Le drame, qui s'est déroulé à l'est de l'île de Java, a aussi fait quelque 180 blessées. C'était la première fois en plus de vingt ans que leur équipe perdait face à sa grande rivale.

Piétinés à mort ou asphyxiés

Un mouvement de colère qui a incité les forces de l'ordre à tirer des gaz lacrymogènes sur des foules compactes, provoquant le piétinement de nombreuses personnes. Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique après l'intervention de la police, bloqués par la foule. Les images capturées à l'intérieur du stade montrent également une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s'agrippant aux barrières, tentant de s'échapper. D'autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos. 

La police, qui a qualifié cet événement d'"émeutes", a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers. De nombreuses victimes ont été piétinées à mort ou ont manqué d'oxygène. "À un moment, elles se sont dirigées vers la sortie. Mais il y a eu une accumulation [de personnes] et, dans ce processus d'accumulation [les gens] ont eu le souffle coupé, un manque d'oxygène". Parmi les victimes, au moins deux étaient des policiers, a précisé dans un communiqué le chef de la police locale, Nico Afinta. 

Face à ce drame, le gouvernement indonésien a présenté ses excuses et a promis d'enquêter sur les circonstances de ce mouvement de foule qui en fait l'un des épisodes les plus meurtriers de l'histoire du football après la catastrophe de Lima, en 1964, où au moins 300 personnes étaient décédées dans le stade national après la décision d'un arbitre. "Nous sommes désolés pour cet incident. C'est un incident regrettable qui blesse notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade", après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre indonésien des Sports et de la Jeunesse, Zainudin Amali. Le ministre s'est engagé à examiner "de manière approfondie" l'organisation du match et le nombre de supporters dans le stade. Le stade contenait 42.000 personnes et était au complet selon les autorités. Quelque 3000 d'entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match. "Interdirons-nous de nouveau la présence de supporters lors des matches ? Nous en discuterons", a ajouté le ministre.

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Le président indonésien, Joko Widodo, a quant à lui ordonné dimanche une enquête sur la sécurité des matchs de football dans le pays. Le ministre des Sports et de la Jeunesse, la police nationale et le chef de l'Association nationale du football indonésien doivent mener "une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité", a déclaré le chef d'État. 


F.S. avec AFP

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