Ukraine : neuf mois de guerre

VIDÉO - François Hollande sur la guerre en Ukraine : "Vladimir Poutine peut perdre et doit perdre"

M.L
Publié le 14 septembre 2022 à 23h21
JT Perso

Source : TF1 Info

L'ancien chef de l'État a estimé sur LCI que l'action de l'armée ukrainienne couplée à l'aide de ses alliés pouvaient entraîner la défaite de la Russie.
Un enjeu fort pour éviter de nouvelles offensives dans le monde entier et défendre "notre conception de la démocratie", malgré des conséquences sur "notre mode de vie".

Alors que les ondes de choc provoquées par la guerre en Ukraine continuent de déstabiliser l'économie française, les alliés de Kiev doivent maintenir leur cap, a plaidé sur LCI l'ancien président socialiste François Hollande. "Je pense que Vladimir Poutine peut perdre et doit perdre", a-t-il martelé, estimant qu'une victoire russe serait de très mauvais augure pour les Occidentaux et pour notre pays. 

"Pour le faire céder, il y a à la fois l'action militaire des Ukrainiens", que Vladimir Poutine avait sous-estimée et qui donne lieu actuellement à une forte contre-offensive, mais aussi "notre action : fournir des armes, de l'aide financière, mais aussi en infligeant des sanctions", a analysé l'ex-chef d'État, qui publie aux éditions Stock le livre Bouleversements: Pour comprendre la nouvelle donne mondiale. Des sanctions efficaces, a plaidé François Hollande, s'opposant à ce sujet à certaines voix françaises comme celles de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. "Si Vladimir Poutine y était indifférent, il ne demanderait pas que nous les levions et ne ferait pas des menaces sur la centrale de Zaporijjia", a-t-il lancé. 

"Le prix de notre honneur, de notre liberté"

Mais les opinions publiques peuvent se lasser de cet engagement dans les mois à venir : en France, le prix de l'électricité et du gaz augmenteront de 15% en 2023. Pourtant, une victoire du dirigeant russe pourrait "changer notre vie", a assuré le prédécesseur d'Emmanuel Macron. 

"Il faut lui infliger une défaite militaire, (...) cela nous prémunira contre tout recours à la force de la Russie à l'avenir, et surtout de la part d'autres puissances qui sont tentées aujourd'hui de ne plus respecter le droit international", a-t-il avancé. Craignant que Vladimir Poutine ne vise "d'autres territoires à envahir" s'il venait à conquérir l'Ukraine, il a signalé également que la Chine pourrait alors s'autoriser à lancer une offensive contre Taïwan. Les tensions actuelles entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie ne sont "pas sans lien" non plus avec la situation en Ukraine, a-t-il ajouté. 

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Avant de souligner toutefois que le prix payé par la France "doit être celui de l’aide, pas la belligérance" : "Nous ne risquons pas notre vie dans cette affaire, mais notre mode de vie, notre coût de la vie. (...) Cela a un prix au sens où nous allons être obligés sans doute d'avoir un peu moins chaud, d'avoir un peu plus froid, de payer un peu plus cher notre énergie. Mais c'est aussi le prix de notre honneur, de notre liberté, de notre conception de la démocratie", a plaidé l'ancien chef de l'État.


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