Iran : la révolte du voile

VIDÉO - Iran : après plus de 2 semaines de manifestations, les femmes ne désarment pas

Antoine Llorca | Reportage vidéo : Florence de Juvigny, Alexandra Poupon
Publié le 3 octobre 2022 à 10h54
JT Perso

Source : JT 20h WE

Depuis deux semaines, les revendications des femmes iraniennes sont réprimées dans le sang par le régime des mollahs.
Le bilan est brutalement monté à 92 morts ce dimanche.
Le pouvoir semble pourtant dépassé par la résistance.

Au seizième jour de manifestation, les voiles volent encore. Cependant, les images qui sortent d'Iran arrivent désormais au compte-goutte. En effet, l’accès à Internet a été en partie coupé par le régime. Mais partout, c’est le même combat. Malgré les arrestations, malgré les annonces de nouveaux martyrs. Comme vendredi dernier avec la mort de Nika Shakarami, une jeune fille de 17 ans. Sa famille était sans nouvelle depuis une manifestation dix jours plus tôt. Selon les autorités, elle aurait fait une mauvaise chute. 

Depuis la mort de Masha Amini, 22 ans, arrêtée pour un voile mal positionné avant de mourir aux mains de la police des mœurs, 92 personnes ont été tuées et au moins un millier arrêté par la police, autant des femmes que des hommes. "Les femmes en tant qu'individu ont le droit à leurs propres droits. Elles ont leurs demandes et ont raison de réclamer des droits", explique un Iranien dans la vidéo en tête de cet article.

Des soutiens au-delà des frontières

Cette mobilisation va au-delà des frontières, comme à Paris dimanche après-midi. Les équipes de TF1 ont suivi l'actrice franco-iranienne, Zahra Amir Ebrahimi, qui participait à la marche parisienne pour soutenir son amie, la sociologue Morvarid Ayaz, arrêtée il y a deux semaines. Ses proches ne savent pas dans quelle prison elle se trouve. "Je pense qu'ils ne savent même pas qui ils arrêtent, ils arrêtent tout le monde. Ils savent que quelqu'un poste sur Twitter ou Instagram, ils l'arrêtent", explique l'actrice à notre micro.

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Même à l'étranger, il est difficile de parler, par peur de compromettre les siens. "Que ça aboutisse aujourd'hui, demain, après-demain ou dans 3 ans, chaque fois qu'il y a une révolte, on fait un grand pas en avant. Je suis touchée, je suis émue, je me dis : quel courage", nous explique l'artiste franco-iranienne, Marjane Satrapi.

À la fin du rassemblement place de la République, plusieurs femmes se sont coupées les cheveux en signe de soutien aux femmes iraniennes oppressées par le régime des mollahs.


Antoine Llorca | Reportage vidéo : Florence de Juvigny, Alexandra Poupon

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