L'Iran a mené une attaque massive et inédite contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche, laissant craindre un embrasement du Moyen-Orient.
Voici l'essentiel des informations à retenir 24 heures plus tard.

Un assaut sans précédent. Pour la première fois depuis la révolution de 1979, l'Iran a lancé une attaque directe contre Israël, dans la nuit du samedi 13 avril, mettant à exécution sa menace de représailles aux frappes israéliennes contre son consulat à Damas (Syrie) douze jours plus tôt. 

Que s'est-il passé ?

• Drones et missiles. L'Iran a envoyé dans la soirée "un essaim de 300 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière", selon le bilan fourni par le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari. Des projectiles qui ont causé "des dégâts mineurs" dans la base aérienne de Nevatim et grièvement blessé une fillette de 7 ans, originaire d'une communauté bédouine. 

• Attaque déjouée. Assurant avoir intercepté "99% des tirs" de la République islamique et des "proxys" iraniens (le Hezbollah libanais et les Houthis yéménites), l'État hébreu a pu compter sur le soutien de ses alliés, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et "d'autres pays". Un appui salué par l'officier : "C'était la première fois qu'une telle coalition travaillait ensemble contre la menace de l'Iran et de ses mandataires au Moyen-Orient." 

• Rôle de la France. Selon nos informations, l'aide de la France a été fournie indirectement après le survol par des drones iraniens de bases où se trouve l'armée française, présente aux Émirats arabes unis, en Jordanie et en Irak. De "l'autodéfense" grâce à des "moyens" de protection antiaérienne, précise une source militaire.

À quoi s'attendre ?

• Appels au calme. Condamnée par les pays occidentaux, l'attaque iranienne a saisi la communauté internationale, quasi unanime dans ses appels à la retenue par crainte d'un embrasement. "Nous ne voulons pas d'une guerre étendue avec l'Iran", souligne le porte-parole américain John Kirby. Les États-Unis préviennent qu'ils ne participeront pas à d'éventuelles représailles israéliennes. 

• Réplique à risque. Jugée presque inévitable par les spécialistes, la riposte d'Israël apparaît des plus risquées, alors que l'Iran menace déjà d'une réaction "bien plus forte" en cas de "comportement imprudent". Selon son ampleur, la réponse pourrait déstabiliser encore davantage une région au bord du chaos.


Alexandre DECROIX

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