Iran : la révolte du voile

VIDÉO - Iran : des femmes brûlent leur voile sous les acclamations de la foule

S.M
Publié le 21 septembre 2022 à 11h05
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Une vidéo, partagée sur les réseaux sociaux, montre plusieurs femmes, au milieu d'une foule, danser et brûler leurs foulards.
La scène se déroule dans une ville du nord de l'Iran, selon l'auteure de la vidéo.
Depuis la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs, la révolte des femmes grandit en Iran.

Les Iraniens ne décolèrent pas, après la mort, samedi 17 septembre, de Mahsa Amani. Avant son décès, la jeune femme de 22 ans a été arrêtée et détenue par la police des mœurs en Iran pour "port de vêtements inappropriés". Après que des vidéos de femmes se coupant les cheveux en protestation ont fait le tour des réseaux sociaux, de nouvelles images deviennent virales depuis mardi soir. 

Partagée par la journaliste et activiste Iranienne Masih Alinejad, on voit dans cette vidéo une scène de liesse, la nuit, où des dizaines de personnes sont réunies en cercle autour d'un grand feu. Au centre, une femme danse, voile à la main et cheveux détachés, avant de jeter son foulard dans les flammes, sous les acclamations la foule. Elle est suivie par d'autres femmes, qui l'imitent. Des actes illégaux en Iran, où le port du voile est obligatoire pour les femmes. 

"Un tournant pour les Iraniennes"

D'après l'auteure de la vidéo, les faits se déroulent dans sa ville natale, dans la région de Mazandaran, au nord de l'Iran. "Les gens de Mazadran, ma ville natale, dansent pour la liberté qu'ils méritent. Je pleure en regardant des femmes brûler leurs foulards. Mahsha Amini a été tuée à cause de ce foulard, mais elle est devenue un tournant pour les Iraniennes et un tournant pour le régime" écrit-elle dans un texte qui accompagne les images. 

Lire aussi

Depuis la mort de Masha Amini à Téhéran, les manifestations se multiplient partout dans le pays. Mardi, les autorités ont annoncé que trois personnes étaient mortes dans ces protestations. Elles ont qualifié ces décès de "suspects, faisant partie d'un complot fomenté par l'ennemi". À l'intérieur du pays, de hauts responsables remettent en cause la police des mœurs, chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique d'Iran pour les femmes. L'affaire agite enfin la communauté internationale. Alors qu'a lieu, cette semaine, l'assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a rencontré son homologue iranien Raïssi, insistant sur "le respect des droits des femmes" en Iran.


S.M

Sur le
même thème

Articles

Tout
TF1 Info