En Iran, le pouvoir avait annoncé la dissolution de la police des mœurs, il n'a en fait rien concédé aux opposants.
Le régime a exécuté le premier manifestant condamné.
Téhéran n'hésite plus à cibler les personnalités qui soutiennent le mouvement.

On entend les cris de douleur d'une mère, après l'exécution par pendaison de son fils de 23 ans, Mohsen Shekari. C'est la première mise à mort d'un manifestant iranien condamné. Arrêté pour avoir blessé un paramilitaire lors des manifestations anti-régime. Le voici pendant son procès expéditif, il est condamné à la peine capitale. 

"Mort aux dictateurs"

Immédiatement, le nom de Mohsen Shekari résonne partout en Iran. "Mort aux dictateurs" scandent le peuple en colère. Cette exécution d'un manifestant marque le début d'une longue série selon les ONG. Les condamnations à mort se multiplient et la République islamique n'hésite pas à s'attaquer à des symboles de la société iranienne. Comme le footballeur Amir Nasr-Azadani, condamné pour avoir manifesté. Le rappeur Toomaj Salehi, arrêté pour la même raison. Son procès se déroule actuellement à huis clos, il risque lui aussi la peine capitale.

C'est un tournant dans la répression, la volonté de faire peur à tout prix. Trois mois après le début des protestations, la révolte ne faiblit pas, comme ici au sud de l'Iran. Au nord de la capitale, au-dessus d'une autoroute, une corde est accrochée à un panneau avec l'inscription "arrêtez d'exécuter".


TF1 | Reportage Sophie Chevallereau, Tristan Vartanian

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