En conférence de presse avec Olaf Scholz depuis le château de Meseberg (Allemagne), Emmanuel Macron a ouvert la porte à une reconnaissance par la France d'un État palestinien.
Toutefois, le président de la République souhaite qu'une telle démarche survienne dans un "moment utile".

Le président français ne ferme pas la porte mais… Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Olaf Scholz, Emmanuel Macron a dit ne pas être opposé à la reconnaissance future d'un État palestinien par la France. "Nous avons toujours défendu les deux États comme étant la solution politique", assure le dirigeant. "Il n'y a pas de tabou pour la France et je suis totalement prêt à reconnaître un État palestinien. Mais je considère que cette reconnaissance doit arriver dans un moment utile, dans le cadre d'un processus", ajoute-t-il. "Je ne ferais pas une reconnaissance d'émotion", tranche-t-il, bien qu'il reconnaisse être "choqué" par les images de ces derniers jours à Rafah. Une telle démarche nécessiterait, de toute façon, "de nombreuses reformes"

Par ailleurs, le pensionnaire de l'Élysée rappelle qu'il n'existe "pas de double standard" en matière de "droit international", qui doit être respecté "partout". "La situation à Rafah est effroyable. Il n'y a aujourd'hui pas de zone sûre pour les civils palestiniens. Et la réponse face au terrorisme du Hamas ne peut pas être une opération terrestre qui continue", estime encore Emmanuel Macron

Pour rappel, l'Espagne, la Norvège et l'Irlande ont reconnu l'existence d'un État de Palestine ces derniers jours. Un timing qui coïncide avec le lourd tribut payé par les civils dans la bande de Gaza et l'indignation internationale après une frappe israélienne meurtrière qui a fait plus de 45 victimes dans un camp de déplacés à Rafah. 


M.G

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