Le cortège s'est formé il y a une semaine, et ne cesse de grossir.
Des milliers de migrants d'Amérique centrale tentent de rejoindre les États-Unis.
Cet "exode de la pauvreté" frappe à la porte des États-Unis, où l'enjeu déchire l'opinion.

C'est la plus longue caravane de migrants cette année, et elle ne cesse de gonfler. Qu'ils soient Vénézuéliens, Guatémaltèques ou Cubains, tous poursuivent sans relâche ce qu'ils appellent l'exode de la pauvreté. "Nous voulons seulement travailler. Je ne demande pas, et je n'ai jamais demandé quoi que ce soit gratuitement", lance l'un d'eux, dans la vidéo de TF1 en tête de cet article. 

Nous pensons qu'il doit y avoir un raisonnement empreint d'humanité pour régler ce problème, qui est l'exode de la pauvreté
Luis Garcia Villagran, un des organisateurs de la marche des migrants

Cette marée humaine a quitté Tapachula dimanche dernier, une ville au sud du Mexique, frontalière du Guatemala. Les migrants qui la forment espèrent atteindre la frontière américaine d'ici à une quarantaine de jours. Mais face à l'afflux grandissant, plusieurs points de passage ont été fermés par les États-Unis, le long des quelque 3.000 kilomètres de leur frontière commune avec le Mexique. Depuis un an, 2,4 millions de migrants ont tenté de la traverser illégalement. 

"Nous pensons qu'il doit y avoir un raisonnement empreint d'humanité pour régler ce problème, qui est l'exode de la pauvreté", estime un activiste organisateur de cette marche, Luis Garcia Villagran. Aux États-Unis, le sujet porte à incandescence les tensions politiques. Le gouverneur républicain du Texas, un État frontalier du Mexique, a choisi d'envoyer des milliers de migrants dans les États dirigés par des Démocrates. Celui de New York est dépassé par l'afflux, et essaie de faire face dans l'urgence.

Mercredi, Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine, s'est fendu d'une visite express à Mexico afin de trouver des solutions. Un voyage jugé fructueux par les deux parties. Pour le gouvernement de Joe Biden, il y a urgence : les Républicains exigent un accord sur l'immigration, en échange de leur soutien à une nouvelle enveloppe d'aide pour l'Ukraine.


La rédaction de TF1info

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