La Corée du Nord a tiré mardi deux missiles balistiques de courte portée, a annoncé Séoul ce mardi.
Des tirs qui ont lieu au lendemain du coup d'envoi des plus importantes manœuvres conjointes entre les États-Unis et la Corée du Sud depuis cinq ans.

L'exercice militaire entre les États-Unis et la Corée du Sud déplaît vivement à Kim Jong Un. La Corée du Nord a tiré ce mardi deux missiles balistiques de courte portée, a annoncé Séoul au lendemain du coup d'envoi des plus importantes manœuvres conjointes avec les États-Unis depuis cinq ans. "Notre armée a détecté deux missiles balistiques de courte portée tirés (...) 

entre 07h41 et 07h51", a déclaré l'état-major interarmées dans un communiqué. Ceux ont volé  qui ont volé sur une distance d'environ 620 kilomètres. "Nos forces armées ont renforcé leur surveillance et leur vigilance en prévision d'autres lancements, tout en se tenant prêtes à intervenir dans le cadre d'une coopération étroite entre la Corée du Sud et les États-Unis", a-t-il ajouté.  

Le porte-parole du gouvernement japonais Hirokazu Matsuno a indiqué que les missiles n'avaient pas atterri dans les eaux nippones. Tokyo soupçonne la Corée du Nord de vouloir se livrer à de "nouvelles provocations". 

Dimanche, Pyongyang a lancé deux missiles de croisière depuis un sous-marin, à la veille du début des exercices conjoints entre Séoul et Washington baptisés "Freedom Shield", qui doivent durer au moins dix jours et se focalisent sur "l'évolution de l'environnement de sécurité" due à l'agressivité redoublée de la Corée du Nord, ont déclaré les alliés. 

Pyongyang a affirmé que ce lancement visait à vérifier ses "moyens de dissuasion nucléaire dans différents espaces", tout en critiquant les exercices entre les deux alliés. Ce type de manœuvres, destinées selon les deux alliés à lutter contre les menaces croissantes de Pyongyang, suscitent l'ire de la Corée du Nord. Elle les considère comme des répétitions générales à une invasion de son territoire et promet régulièrement une action "écrasante" en réponse à ceux-ci. L'armée sud-coréenne a indiqué que ces exercices impliqueraient "des procédures de temps de guerre pour repousser de potentielles attaques nord-coréennes et mener une campagne de stabilisation dans le Nord".                                                                


Antoine LLORCA avec l'AFP

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