VIDÉO - Laurence Boone : "La Hongrie ne coche pas toutes les cases avec l'Union européenne"

S.M
Publié le 1 août 2022 à 10h40
JT Perso

Source : TF1 Info

La Hongrie est visée par une procédure européenne, explique Laurence Boone, secrétaire d'Etat en charge de l'Europe sur LCI, car elle contrevient à l'Etat de droit.
Le pays de Viktor Orban est déjà privé d'une partie des fonds européens, dont il dépend fortement.
Les membres de l'UE essaient "de ne pas avoir une attitude personnalisée" avec le Premier ministre hongrois.

Déjà privé d'une partie de ses fonds européens, dont il dépend fortement, le pays de Viktor Orban est "dans une procédure" avec l'UE, car il ne respecte par "l'Etat de droit" sanctuarisé par Bruxelles, rappelle ce lundi matin Laurence Boone, invitée politique de la matinale de LCI. 

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la crise de l'énergie, des grands principes démocratiques ne seraient donc pas respectés en Hongrie, comme "le fait d’avoir des élections en toute transparence, l’impartialité et l’indépendance de la justice, le pluralisme des médias et leur indépendance, et toutes mesures de lutte contre la corruption", égrène la secrétaire d'Etat en charge de l'Europe. "La Hongrie ne coche pas toutes ces cases avec l'Union européenne", résume-t-elle. D'autant que le pays "ne s'est pas engagé dans un dialogue pour proposer des solutions" - contrairement à la Pologne - souligne Laurence Boone.

"On essaie de ne pas avoir une attitude personnalisée" envers Orban

Dès lors, l'UE a mis en place des "mesures dites de conditionnalité", explique l'ancienne cheffe économiste à l'OCDE. "On - la Commission européenne - liste les griefs du pays, et on attend une réponse", détaille Laurence Boone, qui précise que la liste a été envoyée le 20 juillet pour la Hongrie. "Si les réponses ne sont toujours pas satisfaisantes, soit on poursuit la procédure, on suspend tous les fonds à destination de la Hongrie", ajoute encore la ministre. "Et le pays est dans une situation budgétaire où il en a vraiment besoin", explique-t-elle. 

Lire aussi

Un attachement à la "procédure et aux règles de droits européennes" qui évite une réaction politique trop "abrupte" aux énièmes déclarations polémiques du Premier ministre Viktor Orban la semaine passée - sur la "race non-mixte hongroise" notamment - et de préserver le bon fonctionnement de la machine européenne, assure Laurence Boone. "On essaie de ne pas avoir une attitude personnalisée envers Orban", résume-t-elle. 

"Dans l'UE, nous sommes entre des Etats qui sont régis par des règles et on utilise les règles", insiste la ministre. "On suit la procédure de conditionnalité, et on reste très fermes", assure-t-elle, prenant pour preuve le fait que les Hongrois "n'ont toujours pas touché un sou du plan de relance européen et des autres fonds suspendus".  


S.M

Tout
TF1 Info