En Italie, après des années de bataille, les défenseurs de Venise viennent d'obtenir le bannissement des bateaux de croisières de la lagune. Les derniers accidents en date ont achevé de convaincre les autorités.

Venise n'a sans doute jamais été aussi calme. La ville est en zone rouge. Les touristes ont presque tous disparu. Rien à voir avec ces images prises avant l'apparition du virus. Quand il était difficile de se frayer un chemin jusqu'à la place Saint-Marc. Quand les paquebots pleins à craquer frôlaient encore la sérénissime. Ces monstres d'acier, deux fois plus hauts que les bâtiments de Venise, pourraient bien ne jamais y retourner.

Le gouvernement vient de prendre une décision radicale. Ces navires ne pourront plus accéder au centre historique. "Pour moi, c'est une bonne nouvelle en tant que vénitienne car j'aime ma ville. Et honnêtement, j'ai peur qu'elle soit détruite. Une erreur de manœuvre peut toujours arriver", déplore Alessandra, buraliste à Venise (Italie).

Fin 2019, un navire de croisière victime d'une panne moteur blesse quatre personnes. Il percute un bateau touristique accosté devant lui. Malgré l'obstacle, il poursuit son avancée. Jusqu'à présent, les paquebots longeaient Venise. Les passagers pouvaient ainsi admirer la sérénissime, tranquillement installés sur le pont. Désormais, le gouvernement souhaite faire passer les touristes plus au sud pour débarquer dans un port industriel situé à l'extérieur de la ville. Des bus devraient ensuite permettre de rejoindre le centre de Venise. Depuis des années, des manifestants vénitiens réclamaient le bannissement des navires de croisière, accusés de polluer et surtout de fragiliser les fondations ancestrales de la ville.


La rédaction de TF1info

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