Le procureur de la Cour pénale internationale demande un mandat d'arrêt contre Benyamin Netanyahou ainsi que pour trois dirigeants du Hamas. Israël dénonce un déshonneur historique pour l'instance internationale.
Quelles seraient les conséquences d'une inculpation ?

C'est une demande historique. Un mandat d'arrêt international contre Benjamin Netanyahou, Yoav Gallant, son ministre de la Défense, mais aussi trois responsables du Hamas, son chef politique, celui de sa branche armée et le cerveau présumé de l'attaque du 7 octobre 2023. Sur quels fondements ? Pour Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), l'attaque terroriste du 7 octobre et la réponse militaire israélienne méritent d'être jugées. "Ces crimes comprennent la famine des civils comme méthodes de guerre, le fait de causer délibérément  de grandes souffrances ainsi que des crimes contre l'humanité", a-t-il justifié lors d'une conférence de presse.

Quelles suites possibles ? Si le procureur est suivi par les juges de la Cour, les 124 pays membres de la CPI devront interpeller les personnes concernées et les extrader pour y être jugées. L'État hébreu dénonce, ce lundi 20 mai, un "déshonneur" pour l'instance internationale. Y a-t-il des précédents ? Depuis sa création en 2002, plusieurs chefs d'État ont été mis en cause devant la CPI. Vladimir Poutine, le président Russe,  Laurent Gbagbo, ex-président de la Côte d'Ivoire ou encore Mouammar Kadhafi ancien président libyen, ont, eux aussi, fait l'objet de mandats d'arrêt internationaux.


La rédaction de TF1 | Reportage Henri Dreyfus, Florence de Juvigny

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