Une nouvelle "bombe cyclonique" touche les États-Unis.
Un terme qui décrit une tempête dont la pression chute rapidement, provoquant des vents violents.
Ce phénomène impressionnant n'est en fait pas si rare.

Avec des températures allant parfois jusqu'à -55°C et des rafales capables de cristalliser de l'eau bouillante en l'air, une partie des États-Unis grelotte. Et le pire pourrait être à venir. Le site météorologique AccuWeather a prévenu ce jeudi 22 décembre qu'une "bombe cyclonique" pourrait être formée dans les jours à venir, bouleversant les fêtes de Noël. Derrière ce terme spectaculaire, un phénomène qui agite les bulletins météorologiques américains plusieurs fois par an. TF1info fait le point sur cette tempête spectaculaire.

Un phénomène qui n'est pas rare

Comme le rappelle le glossaire de l'American Meteorological Society, ce terme remonte aux années 80. Dans un article de recherche météorologique, deux chercheurs donnent ce surnom à une tempête formée par la rencontre de l'air polaire avec une masse d'air plus chaud, provoquant une chute de pression "d'au moins 24 millibars en 24 heures". Derrière ce jargon utilisé pour mesurer la pression atmosphérique, une impression. Celle que la tempête s'intensifie de manière tellement rapide qu'elle provoque une explosion. 

Si bien que la tempête apporte avec elle tout un éventail de conditions météorologiques particulièrement extrêmes, allant du blizzard aux orages violents en passant par de fortes précipitations. Les paysages sont ensevelis sous la neige, les rafales arrachent les piliers électriques et il devient alors dangereux de se déplacer

Mais si le surnom de cette tempête - et les paysages dévastés qu'elle laisse derrière elle - peuvent paraître spectaculaires, ce phénomène n'est pas si rare. En début d'année, déjà, une "bombe cyclonique" avait recouvert la ville de Boston sous 60 cm de neige. Et en 2019, une tempête de cette catégorie avait perturbé les transports à la veille de Thanksgiving. En réalité, il y aurait même environ 18 "bombes cycloniques" par an, selon les résultats d'une étude menée en 2021. En analysant une période de 40 ans, le chercheur Robert Fritzen avait en effet révélé que près de 7% de toutes les tempêtes non tropicales touchant l'Amérique du Nord étaient des "bombes cycloniques". 

Un phénomène qui n'en reste pas moins singulier. D'autant plus lorsqu'il vient bouleverser les fêtes de Noël pour des millions d'Américains.


Felicia SIDERIS

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TF1 Info