Certes le prince Philip était un pilier de la monarchie britannique. La reine Elizabeth a ses enfants, mais leurs histoires personnelles ont souvent défrayé la chronique. Ce couple royal assurait une sorte de solidité à cette institution monarchique et mêm

François Lenglet souligne que “ la reine est aujourd’hui la seule garante de l’unité du royaume, alors que cette unité est mise à mal par le Brexit. Car il y a désormais une frontière douanière entre l’Irlande du Nord et le reste du pays. Une frontière qui provoque de grave pénurie à Belfast et ravive les souvenirs d’une guerre éteinte en 1918 qui avait fait 3 500 morts”.

Au spécialiste économie de TF1 de poursuivre : “Voilà huit jours que les émeutes opposent les unionistes, protestants partisans de Londres et les catholiques qui voudraient fusionner les deux Irlande. Et au Pays de Galles et en Écosse, la tutelle britannique est ressentie plus durement depuis le Brexit qui les a enfermé avec Londres. Les indépendantistes progressent dans les deux régions et veulent organiser un référendum sur l'autodétermination s’ils gagnent les élections du 6 mai. Ce serait une sorte de Brexit intérieur, d’autant plus périlleux qu’ils n’ont pas l’économie avec eux.”

“Au Pays de Galles, le PIB par tête est inférieur de 25% à celui du pays. En Écosse, chaque citoyen reçoit 2 000 euros de plus de dépenses publiques que la moyenne du pays. Parce que les achats sont à Londres et en Angleterre qui financent largement le transfert. Autant dire que découper le Royaume-Uni, ce serait comme essayer de faire des œufs à partir d’omelettes”, a-t-il conclu ses analyses.


La rédaction de TF1info

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