Regain de tensions entre les deux Corées

Tir nord-coréen : la Corée du Sud et les États-Unis ripostent avec quatre missiles

La rédaction de TF1info
Publié le 5 octobre 2022 à 9h01
JT Perso

Source : TF1 Info

Au lendemain du tir nord-coréen, Séoul et Washington ont riposté, mercredi 5 octobre, en lançant quatre missiles vers des cibles en mer.
L'objectif était de "répondre aux provocations" du régime de Kim Jong-un, qui multiplie les exercices de ce genre depuis une dizaine de jours.
L'engin envoyé par Pyongyang dans le cadre de ses essais avait survolé le Japon, une première depuis 2017.

La réponse "robuste" n'aura pas tardé. La Corée du Sud et les États-Unis ont lancé, mercredi 5 octobre, plusieurs missiles vers des cibles en mer, au lendemain du tir par Pyongyang d'un missile balistique qui est passé au-dessus du Japon. L'engin à portée intermédiaire (IRBM) nord-coréen avait parcouru environ 4600 km, soit probablement la distance la plus longue jamais atteinte par le régime de Kim Jong-un dans le cadre de ses essais, survolant l'archipel nippon, une première depuis 2017. 

Selon l'état-major sud-coréen, les armées sud-coréenne et américaine ont tiré chacune deux missiles balistiques à courte portée ATACMS "pour frapper avec précision une cible virtuelle" en mer du Japon. Ces exercices "ont montré que nous sommes capables et prêts à neutraliser l'origine de la provocation tout en maintenant une position de surveillance constante", a-t-il ajouté dans un communiqué. Par ailleurs, les forces sud-coréennes ont confirmé l'échec du lancement d'un cinquième missile balistique de courte portée Hyunmoo-2, qui s'est écrasé au sol au décollage. L'ogive n'a pas explosé et personne n'a été blessé, selon l'état-major. Mais un important incendie s'est déclaré et a provoqué la panique dans la ville de Gangneung.

Nous sommes prêts à nous asseoir à la table

John Kirby, porte-parole du Conseil national de sécurité américain

La veille, mardi 4 octobre, des avions de combat avaient déjà mené des exercices de frappe de précision, selon Séoul, avec le largage de bombes sur une cible virtuelle en mer Jaune par deux avions de combat sud-coréens F-15K. Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain John Kirby, interrogé par la chaîne CNN, a indiqué qu'il s'agissait de "répondre aux provocations du Nord, pour nous assurer que nous pouvons démontrer nos propres capacités". "Il ne faut pas en arriver là. Nous avons clairement fait savoir à Kim Jong-un que nous sommes prêts à nous asseoir à la table sans conditions préalables."

L'armée sud-coréenne a également annoncé mercredi le retour dans la région du porte-avions à propulsion nucléaire américain USS Ronald Reagan qui a effectué, courant septembre, des exercices avec la marine sud-coréenne.

Un nouvel essai nucléaire à venir ?

La Corée du Nord, qui a adopté le mois dernier une nouvelle doctrine rendant "irréversible" son statut de puissance nucléaire, a intensifié cette année ses tirs et a lancé un missile balistique intercontinental (ICBM) pour la première fois depuis 2017. Le tir de mardi était le cinquième en dix jours. Pyongyang n'a pas fait de commentaires à ce sujet dans les médias officiels. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé une "escalade" et appelé le régime de Kim Jong-un "à reprendre le dialogue" afin de parvenir à "une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne".

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Or, Pyongyang n'en aurait que faire. Malgré les sanctions imposées par les Nations unies, dont le Conseil doit se réunir dans la journée, le dirigeant nord-coréen se préparerait à effectuer un nouvel essai nucléaire, pensent savoir les responsables sud-coréens et américains. Celui-ci pourrait avoir lieu après le congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre, ont indiqué le week-end dernier plusieurs hauts responsables du commandement américain pour l'Asie-Pacifique.


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