Poutine décrète la "mobilisation partielle" : début de contestation en Russie ?

DOCUMENT LCI | Mobilisation militaire en Russie : "Je n’ai aucune envie d’aller au front", nous confie ce lieutenant de réserve

La rédaction de TF1info
Publié le 22 septembre 2022 à 12h55, mis à jour le 22 septembre 2022 à 20h11
JT Perso

Source : LCI MIDI

Sergueï fait partie de ces réservistes que Vladimir Poutine a décidé d'appeler dans le cadre de la mobilisation militaire partielle, le 21 septembre.
Réserviste après un stage effectué il y a vingt ans, il ne s'imagine pas en armes sur le front ukrainien et pourrait suivre les conseils de ses proches lui demandant d'envisager de quitter le pays.

Ce lieutenant de réserve russe, que nous avons pu joindre, fait partie de ceux concernés par la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine le 21 septembre, et qui doit envoyer 300.000 nouveaux soldats en renfort de l’armée russe sur le front ukrainien. 

Mercredi, des manifestations dans une trentaine de villes en Russie ont eu lieu, symbole du début de contestation qu’a déclenché cette décision. C’est le cas de Sergueï : "Je n’ai aucune envie d’aller au front", lance cet homme en âge de combattre, dans la vidéo de LCI en tête de cet article.

J’ai manipulé une kalachnikov 40 minutes dans ma vie, et voilà

Sergueï, un appelé contacté par TF1/LCI

 "Je ne soutenais pas ce qu’il s’est passé ces derniers mois, être appelé, ça m’a stressé évidemment. C’est ce qu’on appelle de la chair à canon. Il y a vingt ans, j’ai fait une sorte de stage militaire pour devenir lieutenant de réserve. C’est une formalité, j’ai manipulé une kalachnikov 40 minutes dans ma vie, et voilà ! Comme combattant, je suis absolument nul", continue-t-il.

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À l’instar de nombreux Russes qui se sont renseignés sur les méthodes pour être déclaré inapte ou qui ont sauté dans des avions à destination de la Turquie, cet officier pourrait être tenté de trouver un moyen d’éviter cet appel : "Mes proches me conseillent de considérer des variantes de départ… bien qu’on ne sache pas si les hommes de mon âge vont pouvoir sortir facilement de Russie", craint-il.


La rédaction de TF1info

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